LES REVENUS DU DUCHÉ
David Chambellan, garde des sceaux, remplace parfois le sénéchal avec titre de lieutenant ^
Charles reçoit régulièrement de ses vassaux * « les droits d'hommes, hommages, fiefs, arrière fiefs, justices, seigneuries, comme les tenoit Jean duc de Berry dernier trépassé ^ ». Mais le domaine du duché est de maigre rapport* , bien qu'il comprenne la gabelle, les greniers à sel, les amendes et forfaitures ^, et le duc ne voit pas sans un certain déplaisir le roi bailler en don ^ quelques-uns des revenus sur lesquels il était en droit de compter. Par exemple, il proteste auprès de son frère, lorsqu'il apprend que les religieux de l'abbaye de Déols ont obtenu des lettres de garde gardienne les plaçant sous la dépendance des sergents royaux et attribuant la connaissance de leurs causes à la jui'idiction des requêtes du Palais à Paris. L'abbaye, dit-il, n'est pas de fondation royale ; l'abbaye et ses dépendances, presque toutes situées en Berry, ont ressorti de tout temps aux baillis et sénéchaux de Berry; et une telle modification est préjudiciable à l'apanage, car les religieux ne manqueront pas de s'appuyer sur ces lettres pour commettre de graves abus ; la requête du duc tend donc à en réclamer l'annulation. En outre, en tant qu'apanage et pairie, le duché de Berry ressort directement au Parlement ; le bailli de Saint-Pierre-le-Moutier et les fonctionnaires sous ses ordres n'y ont aucun droit de juridiction ; malgré leurs prétentions, les notaires de la prévôté de Sancoins ne doivent point y instrumenter ; et à ce sujet encore le duc énonce, dans la même requête, une complète revendication de ses droits ^.
rine Valée sa femme sont aux Archives départementales du Cher, C 814, ff. 2, 5 et 47.
1. Bibliothèque nationale, Pièces originales, vol. 654, doss. 15372, n» 4.