‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 50 sur 598 · Idem, ms. Dupuy 539, ff. 5 vo-6 v · texte numérisé non relu

Idem, ms. Dupuy 539, ff. 5 vo-6 v

Les archives de l'administration du duché pendant cette période ont disparu. Peut-être ont-elles été consumées dans l'incendie qui éclata à Bourges ^ le 7 mai 1467. Les « papiers de tailles de Berry » et les « papiers des impositions ayans cours audit pays » pour l'année 1465, transcrits par les clercs Pierre Galant et Guillaume Godino sur vingt-quatre feuillets de parchemin ^ , n'ont pas été retrouvés. Des comptes de recettes que Pierre Morin a régulièrement tenus pendant toute la période de 1461 à 1465, il subsiste à peine quelques feuillets échappés par miracle à la destruction et retirés des reliures auxquelles ils avaient été employés ^ Ces fragments sont trop insignifiants pour nous permettre de nous faire une idée, même concrète, des revenus divers sur lesquels le duc de Berry pouvait compter pour faire face à ses dépenses prévues et imprévues. Il serait certes imprudent de se prononcer sur l'ensemble d'un bilan annuel en prenant pour base les chiffres fournis par ces pages incomplètes, où l'on constate une recette de 1614 livres pour le mois de mars et une partie d'avril (jusqu'au 24), versées tant par P. de Bar *, receveur des aides, que par G. Dole, grenetier du grenier à sel de Sancerre ; cette recette représente en effet une partie de l'année dont on ne peut évaluer l'importance, faute d'indications satisfaisantes. A ces chiffres il faudrait ajouter les produits d'autres impositions, régulières ou exceptionnelles, sur lesquelles nous ne sommes pas éclairés. D'autre part, la recette provenant du domaine n'est guère plus facile à apprécier : de mars à novembre 1465, elle se monte à 176 livres 4 sous 1 de-

(( 1. Mondit seigneur de Guienne dit que les lettres du don que le roy luy fist de la revenue des greniers de Berrjs tant de la gabelle que des forfaiiures et amendes par luy receues, commençant en octobre mil G CGC LXIII et finissant en septembre mil CCCG LXIV, ont été perdues au feu de Bourges » (Bibliothèque nationale, ms. français 20490, f* 88). — La date de l'incendie est fournie par Catherinot.

2. Mention en est faite dans les dépenses (Archives nationales, K 530 ^ , no 9).

3. Idem, K 530 *, n» 1. Pièce justificative u° XV. Voir l'introduction.

4. On trouve Jean de Bar, licencié en droit civil et canon, nommé par Charles VII, le 27 mai 1449, chanoine prébende de la Sainte-Chapelle de Bourges (Mémoires de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher, 1898, p. 185).

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