La grande chancellerie royale (1900), pp
de Berrj, a fait dans louest de la France en 1462, ce sont les actes datés de La Rochelle ', le 6 février, et de Saint-Jean-d'Angély -, le 18 février, qui renferment la mention : « Par Monseigneur le duc, à la relation de Claude de Voutenay », avec la signature de son secrétaire particulier Ythier Marchant ; alors que les actes donnés à Bourges d'où le duc est absent, aux dates correspondantes des 6, 12 et 15 février, comportent une formule différente •' : ce sont des hommages que rendent des vassaux berrichons, par des actes datés de Bourges '* et de Dun-le- Ro}^ •% devant le représentant du duc de Berry. En réalité, les ordres du prince peuvent être fort bien transmis par un des officiers ducaux au secrétaire-notaire chargé de la rédaction de l'acte, même si le duc est présent ; à cette époque, la mention « per ducem » est souvent fictive, et l'officier à la relation de qui agit le notaire peut être muni d'un mandat général lui permettant de faire rédiger tous les actes d'hommages ou telle autre catégorie de lettres qui peuvent sans inconvénient être préparés dans les bureaux de sa chancellerie, en son absence. Pour les autres catégories d'actes, on est obligé de constater que les vieilles règles de la diplomatique sont loin d'être toujours régulièrement observées, mais ce relâchement se produit dans la chancellerie royale au même degré. Ainsi l'on comprend fort bien que les gens des finances du duché aient été consultés sur la question de l'impôt octroyé aux habitants de Rayonne, sur celle du fermage des greffes, et sur celle de la répartition de l'aide dans le pays de Bigorre ; aussi bien la mention de leur présence au Conseil est-elle, dans ces documents, formellement annoncée. Mais l'on s'étonnera peut-être que, s'ils ont donné leur avis, également spécifié, lorsqu'il s'est agi de