‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 519 sur 598 · RÈGLES ET IRRÉGULARITÉS · texte numérisé non relu

RÈGLES ET IRRÉGULARITÉS

Ce dernier cas est très particulier ; tandis que Charles, duc de Berry, est allé chercher asile en Bretagne, une partie de son Conseil est demeuré à Bourges pour expédier les affaires courantes, et l'autre l'a suivi à Nantes d'où partent le 13 mars 1465 des lettres portant la mention : Par Monseigneur en son Conseil, Marchante

Les autres formules que nous avons relevées appellent diverses observations.

Les réceptions d'hommages ne se présentent pas toutes munies de la même formule ; elles se terminent, tantôt par cette simple mention : « Par Monseigneur le duc, Marquier (ou tout autre nom de secrétaire) ; tantôt par ce libellé : « Par Monseigneur le duc en son Conseil, Paumier » (ou tout autre nom de secrétaire) ; tantôt on voit intervenir son chancelier, celui du duc de Bretagne -, ou le sénéchal dans la circonscription de qui est située la terre pour laquelle l'hommage est rendu, ainsi : « Par Monseigneur le duc, à la relation du seigneur de Ruffec, seneschal de Querci à ce commis, Guiton » ; ou : « Par monseigneur le duc, à la relation du chancellier de Bretaigne à ce commis, Daniel ». Lorsque cette intervention se produit, elle est toujours affirmée en outre dans la rédaction de l'acte -^ et elle s'explique par ce fait que le duc, absent ou empêché, a délégué une personne notable pour recevoir l'hommage, au moins théoriquement. Mais vraiment on aurait tort de croire que les conclusions d'Octave Morel sur les habitudes de la chancellerie royale au XIV^ siècle '* se vérifieraient exactement ici, à savoir que la formule per ducem ne serait pas une preuve nécessaire de la présence du duc, et que la formule per dacem ad relationtm Consiîii, ad reîaticnem dominorum N N, indiquerait une rédaction établie en dehors de la présence du duc. Car précisément, pendant un voyage que Charles de France, duc

1. Archives nationales, l\~ 26, n" 322; Pièce justificative n" III.

2. Singulière preuve de la dépendance étroite dans laquelle se trouvait Charles de France vis-à-vis du duc de Bretagne.

3. Sous cette forme : « es mains de nostre amé et féal escuier, conseiller et chambellan le sire de Ruffec, seneschal dudit lieu » (Archives nationales, P 554, n'J 313), ou : « entre les mains de nostre amé et féal conseiller le chancelier de Bretagne » (Idem, n» 259!.

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