Archives départementales des Basses-Pj'rénées, E
bliolhèque nationale ' . Le duc est représenté monté sur un cheval tourné à droite, richement caparaçonné et couvert d'une housse fleurdelysée ; il tient l'épée levée au-dessus de la tête, son heaume décoré d'une grande îleur de lys débordant légèrement sur la légende ; au centre l'écu porte les armoiries de France et de Guyenne, ainsi que le contre-sceau dépourvu de légende -.
Indépendamment de ces grands sceaux, et toujours à l'instar des rois de France, le duc Charles s'est servi d'un sceau plus petit, mesurant seulement 0 "' 050 millimètres, sceau plaqué de type armoriai, où l'on voit deux anges tenant un écu, lequel est surmonté d'un heaume comme le grand sceau ; les exemplaires que nous avons retrouvés, aux archives départementales de la Loire-Inférieure '\ à la Bibliothèque nationale ^, à l'Archivio di Stato de Turin •', sont ou presque détruits ou tellement frustes que nous ne saurions en donner la légende exacte, mais, comme ils sont visibles sur des chartes des 3 juillet 1466, 15 juin 1467, 23 mars 1469, 15 février 1471, ils appartiennent à Charles duc de Normandie et duc de Guyenne ; de cire rouge, ils authentiquent, au même titre que les grands sceaux, les lettres de donation de la châtellenie de Thouars au duc de Bretagne et le traité signé au Gavre avec le duc de Savoie, qui nous sont conservés en originaux. Mais il ne nous est pas possible de dire quelle différence la chancellerie ducale faisait dans l'emploi de ces procédés variés.
Par contre, on voit très bien pourquoi cette mention : sous nostre scel en l'absence du grant^ figure dans le libellé des lettres signées à Nantes le 13 mars 1465 ^ ; c'est le petit sceau dont on use à défaut de l'autre, sans doute parce que l'autre est resté dans les bureaux de la chancellerie à Bourges ", et que