M. Gaston Le Breton, à Rouen
3. Il est à peine besoin de faire remarquer l'étrangeté des termes employés dans cette légende du revers, qui débute par « Deus » et se termine par « Francorum filius ». A-t-on mal interprété la formule « Francorum regum filius fraterque » adoptée par ce prince dans les actes émanés de son autorité souveraine ?
4. Publié déjà dans Deby, Les familles de France illustrées (Paris, 1636, in-4), pp. 59-61, et dans le Trésor de numismatique.
On a déjà remarqué ^ que la première inscription est tirée ■<lu premier verset du LXXP psaume de David. Le choix de ces mots paraît bien dévoiler une idée que l'on devine sans peine, faisant allusion aux insurrections du dauphin Louis contre son père, et à la pensée qu'avait eue Charles VII, un instant, de remettre la couronne entre les mains de son second fils, comme fit David pour Salomon -. La formule est représentative d'un état d'esprit que nous avons constaté au cours de cette étude, moins peut-être chez Charles de France en personne que dans l'entourage où il vivait.
Si l'iconographie ne peut prétendre à une solution tirée du profil du prince, tel qu'on l'aperçoit sur cette médaille, du moins est-il permis d'admirer sans restriction une œuvre d'art digne d'un Spinelli ou d'un Candida, mais dont l'auteur demeure inconnu.