Dutilleux, ouvr. cité
4. H. Bouchot, Les portraits aux crayons des XVI* et XVII^ siècles (Paris, 1884, in-4), p. 124.
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Foucquet nous a donné de Charles de France dans le manuscrit 19819 de la Bibliothèque nationale.
L'art contemporain nous fournit une médaille frappée en l'honneur de Charles de France, et qui mérite d'être décrite ^ Son diamètre est de 0"',065 ; le Cabinet de France en conserve une magnifique épreuve en or, tandis qu'une épreuve en argent fait partie d'une collection particulière ^.
Le duc, revêtu d'un loiîg manteau, porte une couronne de fleurs de lys ouverte, et tient de la main droite une épée, de la gauche un objet assez malaisé à déterminer, peut-être un sceptre. Il est assis sur un trône placé sous un pavillon dont les rideaux sont ornés de fleurs de 13's et de léopards ; deux anges relèvent les rideaux du pavillon. Aux pieds du duc est un écusson écartelé de France et de Guyenne. Tout autour se lit cette légende en grandes capitales :
DEYS : IN'DICIYM : TVVM : REGI : DA : ET : IVSTI- TIAM : TVAM : FILIO : REGIS.
Au revers est gravée cette autre légende en mêmes caractères :
DEVS : KAROLVS : MAXIMVS : AQUITANORVM : DVX : ET : FRANCORVM : FILIVS K
Et l'on y voit, dans une rosace à redents fleuronnés, le duc armé de toutes pièces, à cheval, se dirigeant à droite, avec une cotte aux armes de France et de Guyenne, et brandissant une épée ; la visière de son casque est levée ; une grande fleur de lys sert de cimier ; le cheval est revêtu d'un caparaçon brodé aux armes de France et de Guyenne *.
1. C'est bien une médaille et non un sceau, comme l'écrit par, erreur Lenormant dans le Trésor de numismatique et de glyptique (Paris, 1836, in- 4!, p. 26, et pi. xxni, n" 6, et ai^rès lui le président de Montégut, Dix entrées solennelles à Périgueux (Bordeaux, 1882, in-8>, p. 89.