LES MANŒUVRES DES COALISÉS
décembre 1464, à l'insu du roi qui réside en Touraine, on provoque à Notre-Dame de Paris une grande assemblée où sont présents les délégués de tous ceux qui acceptent de faire alliance avec les seigneurs, et où ils se reconnaissent mutuellement aune simple aiguillette de soie que chacun d'eux porte à la ceinture. Il y avait là, affirme Olivier de la Marche ^ , plus de cinq cents personnes, la plupart chevaliers et écuyers, avec quelques dames, tous bien décidés à suivre les confédérés « sous ombre de bien public », car, de l'aveu général, de sérieuses réformes étaient nécessaires dans le gouvernement. Le 31 décembre, le duc de Calabre, fils du roi René, entrait à son tour dans l'alliance sur les instances du duc de Bretagne ^ , promettant son appui contre tous à l'exception de son père; et lorsque, quelques semaines plus tard, Dunois apporta à son tour son adhésion à la ligue naissante ^ , les hésitants ne songèrent plus à tergiverser : tels le duc de Nemours ^ , le sire d'Albret, le comte d'Armagnac ^ , le duc Jean de Bourbon, Jean de Bueil et
ms. français 32511, f» 231 v») ; cf. f" 300. Nommé capitaine du château de Montbonnot en Dauphiné par Louis XI en 1464, il fut révoqué pour avoir passé dans le camp ennemi et remplacé le 17 juillet 146b par Guillon de Ferrières (Archives départementales de l'Isère. B 3048, fo 327). Nous le retrouverons en 1466 capitaine du château de Vernon. Olivier Ronssart(ou Ronsard), seigneur de La Possonnière, est le grand-père du célèbre poète Pierre Ronsard; cf. Henri Longnon, Pierre c/c i^onsarc? (Paris, 1912, in-16), pp. 25-33 et 482-487. — Sur Jean Ronssart, valet de chambre et bourgeois de Bourges, voir Archives nationales, KK 250, f» 24.