‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 81 sur 598 · Documents historiques inédits, t. II, p · texte numérisé non relu

Documents historiques inédits, t. II, p

5. Commines, édition Lenglet-Dufresnoj-, t. II, pp. 445 et 452 ; Lecoy de la Marche, Le roi René, t, II, p. 309 (d'après Archives nationales, J 1021, no 20).

d'avoir enfans et actuellement enceinte ; Dieu seul sait ce qui surviendra ».

De nouveau, tout en assemblant des gens de guerre et de l'artillerie à grands frais, Louis XI donne pleins pouvoirs à René d'Anjou de traiter avec ses adversaires (15 avril) ^ On reprend les conférences, en mai ^, à Saint-Florent-le- Vieil ^ . Dunois et André de Laval y représentent le duc de Bretagne ; les plénipotentiaires français sont, avec le roi René, le comte du Maine, Pierre de Brézé *, le président Jean Dauvet et l'évèque de Poitiers Jean du Bellay ^, et ils ont mission de traiter les trois principales questions à l'ordre du jour : les régales de Bretatagne, l'amnistie aux rebelles et à tous les partisans des ligueurs, un apanage pour le duc de Berry ^. Pour la première fois est posé publiquement et avec netteté le principe d'un nouvel apanage à la place du duché de Berry ; ce ne devait pas être la dernière. Il était particulièrement ingénieux, de la part des ligueurs, d'accepter la lutte sur ce terrain ; ils pouvaient ainsi cacher leurs desseins et gagner du temps, car, ne se faisant sans doute aucune illusion sur le succès de leurs démarches, ils ne songeaient qu'à trouver quelque prétexte pour attaquer le roi avec les plus grandes chances de succès.

L'un des meilleurs soutiens de la ligue, à l'intérieur, est le duc de Calabre ; Charles de France, par lettres du 21 avril, l'a requis de venir l'aider de tout son pouvoir à mettre ordre

1. Dom Morice, Preuves, t. III, col. 96-98. — A ce moment aivivait à Tours, avec 400 lances, 1000 brigandiniers et 5 à 6000 arbalétriers (Mélanges historiques, Collection des Documents inédits, t. II, p. 227), le comte de Foix, dont Louis XI s'était assuré le concours en le nommant lieutenant général en Guj'enne et Languedoc avec des pouvoirs absolus (Archives départementales des Basses- Pyrénées, E 444).

2. Documents historiques inédits (ChampoUion-Figeac), t. II, p. 239.

3. Chef-lieu de canton, arrondissement de Cholet (Maine-et-Loire).

4. M. Pierre Bernus a consacré à Pierre de Brézé une étude complète Positions des thèses de l'École nationale des Chartes, 1906, pp. 7-17) ; mais

elle n'a pas été imprimée. On consultera sur ce personnage quelques pages intéressantes de Gabriel Pérouse dans son étude sur Georges Chastellain (1910), pp. 77 et suivantes.

5. Le sauf-conduit donné par Charles de France aux ambassadeurs royaux est du 2 mai (Commines, édition Lenglet-Dufresuoy, t. II, p. 457).

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