‹ Charles de MarillacChapitre 174 sur 200 · Decrue, 0p. cul”, p · texte numérisé non relu

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2. Picot, Histoire des États Généraux (éd. in-8°), t. IX, [ut EelDAs

3. Régnier de la Planche, Æistoire de l’estat de la France, t. 1, p. 373, 39%. — Monluc, évèque de Valence, parla avant Marillac et son discours fut aussi très éloquent. De Thou en donne une analyse détaillée (De

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La religion et l’État sont menacés. Quels remèdes peuvent être apportés à ce double danger ? Tel est le thème du discours de Marillac. & Il y a, dit l’orateur, comme deux pilliers ou colonnes principales, sur lesquelles est fondée la seureté de l’Estat du Roy: l'intégrité de la relligion et la bénévolence du peuple envers le Roy. » Il faut que le Monarque garantisse l’une et gagne l’autre. « Le Roy doit considérer à quoy 1l est appelé et pourquoy il est estably de Dieu, en quoy il trouvera que c’est pour contenir ses sujets en la congnoissance et service de Dieu, et en tout se rendre si enclin à procurer leur bien, qu’il puisse estre aimé et révéré comme père du peuple’. » La tâche est lourde en ce moment, mais avec l’aide de Dieu et le conseil des gens de bien 1l peut espérer en venir à bout.

Et abordant pour commencer & le chapitre de la religion », Marillac se pose dès ce premier point en adversaire déclaré de la politique des Guise. Le catholicisme est en péril, il ne faut point se le dissimuler. Les nouvelles doctrines gagnent chaque jour des partisans et l'Église de Dieu est près d’être divisée par un schisme. Or, quels moyens a-t-on employés jusqu'ici pour essayer de prévenir la catastrophe ? — La violence et la force. De part et d'autre, du côlé des protestants aussi bien que de celui des catholiques, les adversaires ont discuté à coups d'épée : ils ont espéré faire triompher leur cause dans le sang et par les supplices. Les conjurés d’Amboise ont pris les armes sans l’aveu du Roi, et se sont ainsi élevés contre l’autorité légitime de leur souverain ; mais les catholiques n'ont rien à

Thou, op. cit., t. III, p. 527-530.) — Cf. sur cette assemblée de Fontainebleau : Régnier de la Planche, op. cit., p. 369-394; Castelnau, Mémoires (Michaud, 1re série, t. IX, p. 433); Picot, Histoire des Etats Généraux, t. Il, p. 13-19; Delaborde, Gaspard de Coligny, t. I, p. 462-469. Marillac prononça son discours le 23 août.

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