‹ Charles de MarillacChapitre 173 sur 200 · O2 ND · texte numérisé non relu

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attristée protestation contre la politique de ceux dont il se disait quelques mois auparavant le plus dévoué serviteur. Presque débordés par l’unanime indignation que soulevait leur conduite, les Guise, sur les instantes représentations du chancelier L’'Hospital, avaient enfin consenti à donner satisfaction partielle aux vœux du pays’. Toujours désireux d’éloigner la réunion des États généraux, 1ls avaient cru du moins nécessaire de convoquer une assemblée des Notables’. Dans leur pensée, cette concession devait suffire à calmer les esprits et à rassurer l'opinion. Mais c'était là une illusion. L'assemblée de Fontainebleau ne servit en effet qu'à confirmer dans leurs exigences les membres du üers-parti: Marillac se fit l'interprète des sentiments de ces derniers, et, en exprimant hardiment les réclamations que personne, jusqu'alors, n'avait osé formuler, son discours prit la valeur d’un véritable manifeste, le manifeste de tous ceux qui en France restaient partisans de l’ordre et de la liberté: & A ceste assemblée de Fontainebleau, dit la Planche, Charles de Marillac, archevesque de Vienne, emporta l'honneur, car 1l estoit personnaige doué de dons et grâces singulières, employé de long-tems ès ambassades d'importance près et loin, avec grande louange ; aussi fut-il non seulement estimé d’avoir très doctement opiné, mais aussi contenta la plus part de

la compagnie... par sa docte, sage et chrestienne harangue”. »

fol. 328 et seq. — IL est exactement reproduit dans Régnier de la Planche,

Histoire de l'estat de France, tant de la République que de la religion sous le règne de Francois 11. C'est d'après cet ouvrage que sont faites nos citations, (Edit. Mennechet, Paris, 1836.)

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