‹ Charles de MarillacChapitre 176 sur 200 · LÜ1d, pp · texte numérisé non relu

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Les hérétiques peuvent-ils respecter une institution qui n’est plus respectable, et ne leur donne-t-on pas des armes pour accabler le catholicisme? Aussi la violence ne servirat-elle de rien pour les ramener. Ce à quoi il importe de pourvoir au plus {ôt, c’est à une réforme radicale de l'Église, c'est à l’extirpation des abus, c’est au rétablissement des mœurs, car une fois ce résultat obtenu, « la plus part des controverses sur la doctrine se trouveront facilement composées ? ».

Suivant l’orateur, un concile seul peut mener à bien une œuvre si sainte. Que l’on ne parle point d’un concile général, car (avant que le Pape, l'Empereur, les Roys et les Allemans soient d'accord... du temps, du lieu et de la forme qu'on y doibt tenir” », la situation pourrait devenir désespérée. Non, il faut s’en référer à un concile national. L'on ne fera d’ailleurs ainsi que revenir à de viailles traditons. € Et en effet par le discours des histoires de France, à commencer du roy Clovis jusques à Charlemaigne et despuis jusques au roy Charles septiesme, l’on trouvera quasi en tous ces règnes assemblées de l'Église gallicane, maintenant de tout le royaume, autresfois de la moitié, parfois de deux ou trois provinces, dont jamais ne procéda que grand fruict... L'on ne doibt donc plus différer à suyvre le chemin que nos majeurs ont tenu. ny craindre en cest endroict d’estre accusez de nouvelleté, puisque nous en avons tant d'exemples, ny estimer qu'il en puisse advenir aultre chose que bien, puisque Dieu assiste à ceux qui sont assemblez en son nom, ny aussy plus attendre, puisque la nécessité nous presse de si près que sans nous haster nous voyons les présages de la désolation. » Un

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