‹ Charles de MarillacChapitre 177 sur 200 · Ibid, p · texte numérisé non relu

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prompt remède doit être apporté au misérable état de l'Église, «sinon Jésus-Christ, qui est aussi puissant qu'il fust oncques, descendra du Ciel et reprendra le fouet pour nous chasser du temple ainsi qu'il fit des marchans” ».

Il importe donc, continue Marillac, de préparer sans retard les voies au synode qui doit sauver l'Église. Le premier et le plus sûr moyen est de profiter de cette assemblée de Fontainebleau pour commencer la réforme. Il serait bon de montrer dès maintenant, € par quelque acte insigne », la très ferme intention où est l'Église de mettre un terme aux abus qui la déshonorent. Que l’on n'allègue pas que l'assemblée en ce moment réunie s’ingérerait à tort {en ceste matière », et qu'elle n’a point autorité pour devancer les décisions d’un concile. Cet argument reste sans valeur, si l’on songe à l’imminence du danger et à la grandeur de la tâche, qui est assez vaste pour que chacun y apporte sans distinction sa bonne volonté et son concours. — Il faut en second lieu se préparer au concile par la prière et les bonnes œuvres. & Il faut confesser nos fautes, s’écrie l’orateur,.…… il faut recourir aux armes accoustumées des anciens qui sont jeusnes publics, oraisons et larmes, et surtout prendre le glaive de Dieu, qui est sa parole, dont maintenant nous n'avons plus que la gaine, c’est-à-dire l'extérieur, et ne penser plus que les mîtres, crosses, rochets, chapeaux et tares, qui estoyent anciennement introduictz pour accompagner l'intérieur, qui est la doctrine de bonne vie, et pour nous rendre par là plus admirables, soyent pour nous garantir du mépris du peuple, puisque l’intérieur n'y est plus et qu'il n’y a que le masque extérieur ?. »

1TUid., p.382:

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