‹ Charles de MarillacChapitre 19 sur 200 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

6. Les onze enfants de Guillaume de Marillac furent: 1° Gilbert de Marillac, secrétaire du connétable de Bourbon « qu'il suivit en sa retraite, mais s’en retira, refusant une pension que lui offrit l'Empereur Charles V ». Il mourut en 1569 ; 20 Jean de Marillac ; 3° Gabriel de Marillac, avocat au Parlement de Paris, mort en 1551 ; 4° Pierre de Marillac, religieux, « qui se dévoya à l’âge de quarante ans de l’ancienne religion de ses aïeux » et se maria à Poitiers ; 5° Antoine de Marillac, religieux de l'ordre de Saint-

Charles de Marillac naquit en Auvergne, probablement à Aigueperse, entre 1510 et 1513. Il mourut certainement le 2 décembre 1560. IL serait donc né en 1510, si l'on admet l'opinion de ceux qui le font mourir à l’âge de 50 ans. D'autre part, selon quelques-uns, il avait 22 ans au commencement de 1535: sa naissance se placerait alors vers 1512 ou 1513.

Nous ne savons rien de ses premières années. Les documents nous font, sur ce point, absolument défaut. Une note brève, reproduite par tous ses biographes, et dont on ne peut déterminer l'origine, nous apprend qu'il fut « dès ses jeunes ans fort advancé aux lettres ». Et comme, en dehors de ses correspondances officielles d’ambassadeur, nous ne possédons de lui aucune lettre familière, aucun acte d'ordre privé, il est impossible d’être plus complètement renseigné.

Quoi qu'il en soit, 1l dut embrasser de bonne heure la carrière Juridique, ne faisant d’ailleurs que suivre ainsi les traditions de sa province. À cette époque, en effet, l'Auvergne était depuis longtemps déjà un centre impor-

Benoît à Thiers ; 6° Charles de Marillac ; 7° Julien de Marillac, commissaire ordinaire des guerres ; 8° Bertrand de Marillac, qui devint évêque de Rennes; 99 François de Marillac, avocat au Parlement de Paris : 10° Guillaume de Marillac, seigneur de Ferrières, contrôleur général et surintendant des finances de France ; 11° Catherine de Marillac.

Guillaume de Marillac se maria deux fois. De son premier mariage avec Renée Aligret il eut sept enfants, dont Michel de Marillac, garde des sceaux de France ; d'un second lit il eut deux autres enfants, dont Louis de Marillac, maréchal de France. Michel et Louis de Marillac se trouvent donc être les neveux de Charles de Marillac.

tant d’études juridiques. Dès la fin du x siècle, l'école de droit de Riom brillait d’un vif éclat ‘ et au commencement du xv° siècle, le pape Eugène IV avait accordé à l’école de Billom la permission d'enseigner le droit civil, dont l'étude était encore interdite à l'Université de Paris?. D'éminents jurisconsultes s'étaient du reste succédé presque sans interruption dans la province. Au xmr°sièele, Pierre de Limoges enseignait à Riom le droit canonique. Au xiv° siècle, nous ont été conservés les noms de Pierre Jacobi, auteur de la & Practica aurea » et professeur à Toulouse et à Montpellier, de Pierre Masuer, «le Coutumier d'Auvergne », de Jean Roland, qui à en croire son épitaphe fut Çun jurisconsulte fameux », de Berbier d'Issimgeaux, des deux Aycelin. Au xv° siècle, Jean Masuer, neveu de Pierre, rédige sa € Praclica forensis * » : enfin au début du xvi° siècle, Pierre de Cambefort et Pierre Antony méritent une mention particulière, et c’est en partie à leur réputation de jurisconsultes qu'Antoine Duprat et Pierre Lizet° doivent leur élévation, l’un au poste de chancelier de France (1514), l’autre à la charge de premier président au Parlement de Paris (1519).

Le jeune de Marillac avait, on le voit, sous les yeux plus d'un exemple illustre de la considération et de la faveur qui s’attachaient aux travaux des jurisconsultes. Et il dut s’y adonner pour ‘sa part avec ardeur, car nous le trouvons, très jeune encore, avocat au Parlement de Paris (1534). Fitl ses études à l'Université de Paris, ou

bien à celle de Toulouse comme beaucoup de ses compa-

. Rivière, Histoire des institutions de l'Auvergne, t. I, p. 159. Ibid, p. 163.

. Chabrol, Coutume d'Auvergne, t. I, préf, p. IV.

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