‹ Charles de MarillacChapitre 42 sur 200 · O9 ND · texte numérisé non relu

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core que cette abstention : il amena les Luthériens à lui prêter assistance contre la France, et il sut ainsi faire concourir à ses projets ceux contre lesquels il allait tourner moins de deux ans après ses armes redoutables".

C'est qu'en Allemagne, comme partout ailleurs en Europe, s’élaient évanouies les belles espérances de pacification qu'avait vues naître l’année 1539. Les deux conférences théologiques de Worms et de Ratishonne, d'où devait sortir, on l’espérait, l'union religieuse de la Germanie, n'avaient servi qu'à rendre plus évident le schisme dont souffrait l'Église ; el, au printemps de 1541, Charles-Quint avait reconnu que la force seule aurait désormais raison de l’hérésie. La guerre qu'il allait soutenir contre François [* le força à dissimuler et à ajourner ses desseins violents. Mais lorsque grâce à l'appui de l'Angleterre et de l'Empire il eut imposé à son rival le traité de Crespy (1544), il se retourna contre l'Allemagne. Les protestants expièrent alors cruellement leur imprévoyance et leur aveuglement, ils reconnurent la lourde faute qu'ils avaient commise en prêtant contre la France assistance à l'Empereur, au lieu d'entrer avec elle en une intime union. Marillac, nommé ambassadeur à la cour impériale en 1547, devait pouvoir apprécier la situation intolérable faite aux réformés d’Allemagne à la suite des désastres de la guerre de Schmal-

kalde.

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