Du Roi à Marillac, 28 octobre 1548. (/bid., p
présent! ». Mais il n'entendait pas que cela püt nuire à ses bonnes relations avec le roi de France. Ce dernier n’accordait-il pas d’ailleurs de son côté sa protection aux Écossais? Ne leur envoyait-il pas continuellement des secours ? Et cependant les Écossais étaient ennemis de l'Empereur : les actes d’hostilité sans cesse renouvelés de leurs marins contre ses sujets le prouvaient suflisamment”.
Marillac, suivant les instructions qu'il avait reçues de sa Cour, reprit une à une les affirmations de l'Empereur et les réfuta. Il commença par justifier l'attitude de son gouvernement. Les Écossais étaient « anciens amysetalliez de la Couronne de France », et à ce titre le Roi était tenu « de les soutenir pour la deffense de leur royaulme envers et contre tous” ». Les Écossais avaient été attaqués par les Anglais, leur territoire envahi: le devoir du gouvernement français n'était-1l pas de leur prêter assistance ? — Au contraire une intervention impériale en faveur de l'Angleterre devait paraître injustifiable. Et arrivant ainsi au point qui allait faire le fond de son discours, Marillac sut très éloquemment le développer. Quoi donc? Au mépris des traités les Anglais se sont déloyalement jeté sur l'Écosse, lui ont sans provocation déclaré une guerre acharnée et Charles-Quint prêterait son appui aux agresseurs, soutiendrait leurs odieuses entreprises ! Sans doute des convenons le lient à l'Angleterre. Mais peut-on admettre que ces conventions consacrent une iniquité ? Non, car au-dessus de tous les traités se place le droit des gens, droit immuable qui défend d'attaquer les opprimés et d'encourager d’indignes spoliations.