Du même au même, même date. (/brd., p
3. Du Connétable à Marillac, 24 octobre 1548. (Bibl. Nat., fr. 3098, p. 90.) -
et de chevaux, et ce premier gage de sympathie, accordé par Charles-Quint à nos ennemis, était bien fait pour aviver nos craintes.
Notre politique change alors brusquement de tactique. N'ayant pu opposer, comme elle le souhaitait, aux conventions anglo-impériales une alliance entre la France et l'Empereur, elle tente d’écarter par d’autres moyens le danger qui la menace. Elle en vient à contester résolument la portée du traité de 1543: elle prétend démontrer que si en fait ce traité peut légitimer l'intervention de Charles dans la guerre d'Écosse, en droit il reste insuffisant à la justifier. En attaquant l'Écosse, Charles commettrait une véritable iniquité, dont aucun engagement antérieur avec l'Angleterre ne saurait l’absoudre.
C'est cette thèse que Marillac reçut aussitôt l'ordre de défendre. À propos des levées de troupes récemment opérées par l'Angleterre en Allemagne, l'ambassadeur fut chargé de rappeler à l'Empereur «les deffenses très estroictes, que ledict Empereur a faictes naguères, de ne laisser passer aulcung lansquenet au service des Princes estrangiers sans en vouloir excepter le Roy de France! ». Aurait-1l levé son interdiction dans le dessein de soutenir le roi d'Angleterre contre l'Écosse? Dans ce cas, dit la dépêche d'Henry Il, M. de Marillac devra présenter à sa Majesté Impériale les protestations de la cour de France.
Notre représentant eut, dès les premiers jours de novembre, audience de l'Empereur. Charles reconnut sans difficulté avoir consenti aux recrues faites par Somerset. « Suyvant les traictez qu'il avoit avec les Angloys il estoit obligé, déclara-t-il, de les ayder et deffendre dans le cas