‹ Charles de MarillacChapitre 57 sur 200 · Ibid., p. 68 et · texte numérisé non relu

Ibid., p. 68 et

leurs nouvelles doctrines à l’union de l'Églize », pouvaitil se décider & à bailler confort à ceux qui taschoiïent de rédu yre les catholicques à la forme de la nouvelle relligion qu'ilz avoient naguères forgée " » ?

À ces raisons données par Marillac, Charles-Quint, selon sa coutume, & ne répondit ni par oui ni par non ». Mais Granvelle, dont notre ambassadeur obtint bientôt après audience, fut plus aflirmatif que son maître. Si l'Empereur a autorisé les menées du gouvernement anglais en Allemagne, c’est qu'il y est tenu par les traités qui le lient à l'Angleterre. Les Écossais n’ont, au demeurant, jamais élé compris au traité de Crespy. Il fut bien reconnu alors que les signataires pourraient dans les deux mois se signaler l'un à l’autre leurs alliés, mais l’admission définitive de ces alliés aux conventions franco-impériales restait subordonnée au consentement des parties contractantes. Or, l'Empereur refusa formellement d’entendre parler des Écossais, avant qu'ils lui eussent donné satisfaction de leurs déprédations sur ses sujets. Comme par la suite Q1lz feirent pis qu'ilz n’avoient faict auparavant, sy tant estoit que le Royaulme d’'Escosse méritast qu'on y consacrast une telle despence, la Cour Impériale y eust despuys longtemps envoié une bonne armée. Partant on ne debvoit trouver estrange si ladicte Cour estant de tant offensée avoit seullement permis quelques levées à Angleterre” ».

En résumé, conclut Manillac « aprez avoir respondu, disputé et faict toute instance à moy possible, ... Jay aperceu que ledict Seigneur de Grandvelle se fondoyt principalement sur l'hostilité des Escossoys, soubz coulleur de

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