‹ Charles de MarillacChapitre 68 sur 200 · Du même au même, 25 avril 1549. (/bid., p · texte numérisé non relu

Du même au même, 25 avril 1549. (/bid., p

4. De Marillac au Connétable, 26 avril 1549. (Zbid., p. 226.)

envers l'Empereur « de peur que les affaires qui sont bien encheminez ne viennent à changer de train’... comme aussy pour ne point faire rompre ce desseing de retourner en Allemagne, où les aultres difficultez que j'ay cy devant escriptes, Joinctes avecques la defliance qu'on auroyÿt conceue de vostre part, pourroyent à l’advanture faire changer propoz*. »

En même temps, l'ambassadeur usait lui-même des plus belles paroles et des meilleurs arguments pour justifier la politique française. Il affirmait que le roi de France € n’avoit riens tant à cueur que de demourer en perpétuelle amytié avec son bon frère l'Empereur ». Il venait quelquefois aussi à parler un peu plus haut. Charles-Quint se plaignait des menées françaises en Allemagne. Mais n'intriguait-1l pas lui-même en Suisse? Ne faisait-1l pas tous ses efforts pour empêcher le renouvellement de l'alliance de MM. des Ligues avec le roi Henry * ? Ce dernier reconnaissait avoir des représentants en Allemagne, mais € ce n'estoit que pour maintenir les Estatz de l'Empire en son amytié, comme ses perpétuels amys et ligue héréditaire avecques la maison de France * ». Il était lié vis-à-vis d'eux par des traités, comme l'Empereur prétendait l'être vis-àvis de l'Angleterre.

C'est au moment critique où la cour de France en était venue à redouter une déclaration de guerre de la part de Charles-Quint, que l’on apprit l’arrivée à Bruxelles d'un ambassadeur anglais. Sir William Paget, premier secrétaire d'État, était chargé de solliciter officiellement l’inter-

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