‹ Charles de MarillacChapitre 87 sur 200 · De Marillac au Roi, 9 décembre 1550. (/bid., fol. 74 vo · texte numérisé non relu

De Marillac au Roi, 9 décembre 1550. (/bid., fol. 74 vo

2. De Marillac au Connétable, 9 décembre 1550. (Druffel, t. I, p. 342.)

3. De Marillac au Roi, 22 décembre 1550. (Bibl. Nat., fr. 15917, fol. 85 vo.)

4. Du mème au même, 30 décembre 1550. (Druflel, t. I, p. 552.)

5. « Sire, l'Empereur voyant ne pouvoir obtenir que la publication de la bulle du Concile fust faicte à Rome plus tost que par deçà et que d’ailleurs tout le monde en avait recouvert un double par aultre moyen que le sien, finalement a voulu que la dicte publication fust icy faicte. » De Marillac au

propos aux yeux du Saint Siège l'espérance d’une heureuse solution de l'affaire toujours pendante de Plaisance, la Papauté ne lui suscita plus d’embarras sérieux". De la part des Protestants, il ne survint pas d’autre part de trop graves complications. Les villes impériales, quand :1l fut question de faire leur protestation @ sur le faict du concile, comme les députez du duc Maurice et aultres leur avoyent monstré le chemyn », ne tombèrent pas d'accord?. Au reste, les membres de la Diète avaient hâte de s'éloigner d'Augsbourg. Ils comprenaient qu’une entente avec l’Empereur était décidément impossible et ils étaient las de ces « réplicques » inutiles, qui retardaient seulement leur départ. Ils faisaient (instance perpétuelle d’avoir lerecez », et aussitôt qu'il fut publié, ils quittèrent Augsbourg bien décidés, les uns à ne pas se rendre au concile, les autres à y envoyer des députés protestataires. € Je trouve, écrivait Marillac, que une parte des Protestans ne faict point compte d’aller audict Concile et que l’aultre comme les Ellecteurs et aulcunes villes envoyeront deputez; mais ce sera plus pour réitérer les mesmes protestations qu'ilz ont faictes en ceste Diette qu’en intention de consentir que les choses passent plus avant, disant qu'il est du tout impossible qu'ilz se soubmettent à la détermination du Concile

Roi, 8 janvier 1551. (Druffel, t. 1, p. 556. ) — Sur cette affaire de la bulle, cf.: Pallavicini, liv. VI, ch. xr, $ 4-7.

1. « Monseigneur, .... on annonce l'arrivée de l'evesque de Fano..... Tant y a que je ne puys espérer que si maulvais ministre et si impérial puisse faire bon office à l’advantaige de son maistre, si d’adventure ce n’estoit qu'on voulsist renouer la négociation de Plaisance en quoy il se monstre tousjours obstiné. » De Marillac au Connétable, 10 février 1551. (Bibl. Nat., fr. 15917, fol. 112 r°.) L'instruction de l’évêque de Fano est publiée dans Druffel, t. Ï, p. 563-565. Elle est du 27 janvier. — Cf.: Maurenbrecher, Karl V, p. 262.

2. De Marillac au Roi, 20 janvier 1551. (Bibl. Nat., fr. 15917, fol. 103 r°.) — Du même au même, 9 déc. 1550. (Zbid., fol. 75 r°.)

qui seroyt cellébré en la forme que la bulle du Pape porte ‘. »

L'Empereur avait donc triomphé en apparence. Mais l’on voit, d’après ces dernières réflexions de Marillac, que l'opposition luthérienne était loin d’être vaincue. L'avenir réservait à Charles d’autres luttes. Ce concile, dont il avait voulu obtenir coûte que coûte la réunion, devait poursuivre ses séances pendant huit mois à peine (septembre 1551avril 1552) *.

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Aux longues discussions qu'avait soulevées dans la Diète l'affaire du concile, était venu se joindre le très vif débat d’une autre question : celle des rebelles. Au moment de l'ouverture des États, Magdebourg, Brême et presque toutes les villes maritimes de l'Allemagne du Nord étaient en pleine révolte. L'Intérim d’Augsbourg, que l'Empereur voulait leur imposer, en était la cause. & Du costé des villes maritimes, écrit Marillac, viennent tous les jours nouveaux escripts contre l’Intérim et contre ce que l’Empereur entend faire en Germanie, pleins d’opprobres et aultres parolles grossières contre l'honneur dudict Seigneur et de son Conseil. Pareillement ont esté veues plusieurs pièces de monnoie battues en ces cartiers avec des figures ignominieuses contre le Pape et l’Intérim*. » Malgré la réunion imminente du concile, Charles n’avait point en

1. Du même au même, 24 février 1550. (/bid., fol. 116 vo.) ‘2. Maurenbrecher, Xarl V, p- 284.

3. Adyiz transmis par Marillac et joints à sa lettre du 19 juillet 1550. (Bibl. Nat., fr. 15917; fol. 17-r0.)

effet renoncé à faire respecter son Intérim. Il ne pouvait plus croire cependant à la vertu conciliatrice de cette ordonnance. Craignait-il de demeurer sans moÿen d'action contre l'Allemagne, au cas où le Pape viendrait à reurer sa promesse de réunir un concile ‘? Voulait-1l déterminer ainsi les Luthériens à accepter plus facilement le prochain synode: il ne tenait qu'à eux d’être dégagés de l’observation de l’Intérim, en se soumettant purement et simplement à l'assemblée de Trente *? Charles faisat-1l enfin de cette affaire une question d'amour propre? S'il voulait que l’on respectât jusqu'au dernier moment ses ordonnances, n'élait-ce pas € pour la conservation de son estime, comme aussy pour l’aucthorité des décrets de l’Empire qui debvoient estre inviolablement observez puisqu'ilz avoient esté déliberez” ». Toutes ces suppositions faites par Marillac lui paraissaient également vraisemblables. C'était là, en effet, autant de motifs qui pouvaient expliquer l’attitude de Charles-Quint.

Mais ces raisons de politique personnelle ne devaient guère toucher les révoltés. Ils demandaient la suppression de l’Intérim et ne s’inquiétaient nullement de la solution de la question religieuse. Leurs réclamations prenaient donc chaque jour plus de force. Peu de temps après son arrivée à Augsbourg, Marillac était informé « que les villes maritimes qui, au nombre de soixante-cinq, avoient faict

1. «Jay observé, Sire, que l'Empereur fait mention en sa proposition que... l'Intérim soyt observé, qui me fait penser quilz ne sont du tout asseurez de la volonté du Pape. » De Marillac au Roi, 29 juillet 1550. (Druffel, t. I, p. 460.)

2. « ... L'Intérim estoit doctrine mise seullement en avant pour estre tenue pendant les difficultez qu'on faisoit sur la cellébration du Concile, laquelle considération cessant maintenant par conséquent l’effect debvoit cesser aussi. » De Marillac au Roi, 12 août 1550. (Bibl. Nat., fr. 15917, fol. 22 ro.)

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