‹ Charles de Navarre, tragedie en cinq actes;Chapitre 54 sur 65 · ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V

PECQDIGNY. ,

Que les jours du Dauphin soient respectés par nous , Qu’on le laisse partir.

LE ROI DE NAVARRE

Je ne puis.

PECQtJIG N Y.

Je l’exige.

LE ROI DE NAVARRE

A perdre un tel rival ma sûreté m’oblige.

PECQDIGNY.

Et l’honneur me défend d’y jamais consentir.

Point d’accord s’il n’est libre.

LE ROI DE NAVARRE

Eh bien , il peut partir.

PECQDIGNY;

Et j’aurai seul le droit de choisir son escorte.

LE ROI DE NAVARRE

Seul. Je vous le permets.

PECQDIGNY.

Votre ascendant l’emporte.

Allons , voici l’instant qui règle notre sort.

J’entends l’affreux signal de carnage et de mort.

C’en est fait , je vous suis. O patrie ! O mes maîtres ! Étais- je né , grand Dieu pour le destin des traîtres !

g2 CHARLES DE NAVARRE,

IjE ROI DE NAVARRE.

Votre sort est de vaincre , et vous l’allez remplir.

pecquigny.

Non , je vous appartiens , et je cours m avilir.

Page 1