ACTE IV, SCÈNE V
Son immortalité de la tienne est le gage.
Oses-tu reculer devant les grands destins?
Laisseras- tu périr tes sublimes desseins?
A l’insolent Marcel cèdes-tu la victoire;
Et , d’une lâcheté flétrissant ta mémoire , Veux-tu sur tes amis qui n’espèrent qu’en toi
Appeler le trépas tu t’émeus , je le voi ,
Eli bien , ils sont perdus si lu les abandonnes
PEC QUIGNY.
Quoi , barbare î la mort !
LE ROI DE N AVARR E
C’est toi qui la leur donnes.
Par la main de Marcel , c’est toi qui les punis Des saints engagemens qui vous avaient unis.
PECQUIGNY
Ils périraient aussi.
LE ROI DE NAVARRE
Sa
Leurs titres , leur puissance, Tout finit avec eux; c’en est fait, et la France Ne reconnaîtra plus leurs enfans pour les siens.
Les suppôts de Marcel s’emparent de leurs biens...
PECQUIGNY
Que résoudre? ah ! tyran, dont la profonde adresse Vient épier, surprendre , égarer ma faiblesse ,
Je lis dans vos regards un infernal espoir.
Triomphez , jouissez de votre affreux pouvoir.
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