SCÈNE IV
Les fjÉcÉDEus, CATHERINE.
CATHERINE
Ah ! Sire , pardonnez à mon impatience.
Je sais que vos bontés veulent rendre à mes pleurs L’objet , l’unique objet qu’appellent mes douleurs : Vous voulez de Clisson terminer la disgrâce ,
Mais sa juste fierté s’indigne d’une grâce.
De ses hauts sentimens tout mon cœur est rempli ,
Et j’aime mieux le voir prisonnier qu’avili !
Sire , de son honneur daignez-vous me répondre ?
LE ROI DE NAVARRE
J’embrassais un espoir que le sort vient confondre. De tous les prisonniers , Clisson pour nous perdu , Seul , à la liberté ne sera point rendu 5 Madame , on le redoute , et ma prière vaine ,
Loin de fléchir le prince , a redoublé sa haine.
CATHERINE
Quoi ! le cœur du Dauphin est devenu cruel ?.
PECQÜIGNY. »
Il ne voit dans Clisson qu’un sujet criminel ,
Sur qui vengeant les siens , frappés dans nos murailles Il a droit d’exercer d’horribles représailles.