‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 103 sur 432 · Rayn., XIV, 1304, n · texte numérisé non relu

Rayn., XIV, 1304, n

7. Léon Gautier, Benoît XI, p. 191 ; Renan, Hist. Litt., XXVIT, p. 271-

8. En effet, le pontificat dura 269 jours, el son séjour est évalué à

380 jours, Compte de l'Orient, B. E. C., 1890, p. 70,

en 1302, Charles avait ressenti néanmoins le contre-coup de la guerre ! : il avait été au premier rang de ceux auxquels le roi avait demandé de porter la moitié de leur vaisselle d'argent à la monnaie royale ?.

En Flandre, Philippe de Thiette avait pris le commandement 3 et Gaucher de Chatillon, connétable de France, chef de l’armée royale, s'était montré d'ailleurs très inférieur à sa tâche, et avait reculé sans rien faire d'utile #. Aussitôt arrivé en France, Charles de Valois fut chargé par le roi de réunir une partie de l’armée à Amiens pour le 23 mai 1303 5. L'armée répondant très lentement à la convocation, le roi, qui voyait la situation s’aggraver, multiplia les appels à ses vassaux 6. Quant à Charles de Valois, il resta à Paris comme le roi : celui-ci, qui tenait tête en même temps à Boniface VIII, était aux prises avec les plus cruels besoins d'argent. Le contingent féodal ne se souciait pas d'aller dans un pays où il y avait tant à risquer pour une solde mal payée. Charles devait être à Amiens le 23 mai, 1l fut annoncé ensuite pour le 15 juin?, puis pour le 8 juillet, et enfin pour le 15 août seulementS. En présence de la lenteur des seigneurs à répondre à la convocation, il ne partit que pour cette dernière date, quand la retraite maladroite de Gaucher de Châtillon exigea une action immédiate %, Charles était encore en juillet à

1. Philippe IV lui notifia, le 20 juillet 1302, que les marchands français allant en Flandre devaient être exempts de tout péage, A. N., JJ 35, f° 7 r° et JJ 36, f° 6.

2. 23 août 1302, A. N., JJ 35, fe 7 voet JJ 36, fo 7 vo. — On avait déjà eu recours à ce procédé en 1295, Mémoriauæ, n° 270.

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