Funck-Brentano, 0. c., p
Vincennes, mais le 9 août il arrivait à Amiens ? après avoir passé par Liancourt ?, Il avait auprès de lui ses grands vassaux #,
ses chevaliers et ses hommes d'armes ?; mais il attendit le roi
qui voulait commander en personne.
Pendant ce temps, l’armée de Gaucher de Chatillon, que les Flamands avaient renoncé à poursuivre dans l’Artois trop appauvri 6, resta à Arras 7. Là, l'évêque d'Orléans dut, le 29 août, adresser un sermon aux soudoyers et leur promettre l'arrivée du roi pour le 3 septembre, et surtout le paiement de leurs gages; la pénurie du trésor les en privait en effet depuis si longtemps qu'ils servaient très mollement. Comme le dit Geoffroi de Paris :
[étaient] trop mal poiées Les gens devers le roy de France, Ce lor torna a grant nuisance, 8
Un peu plus loin, ce chroniqueur nous montre le roi réduit à des expédients ruineux, dépensant d'autant plus et plus inutilement qu'il était plus gêné; et il lui donne d’excellents, mais impraticables conseils :
Mes li avoir qui se fet sage
Fet souvent au seingnor damage.
N'est pas prisiez qui trop atarge.
Et plus despent avar que large ; Et por ce ne firent riens lors Chevaliers qu’esbatre dehors.