A. N., JJ 35, fo 39 vo
2. A. N., J 163, n° 26. Il y était encore le 16, ibidem, n° 28.
3. « A la meson d'en costé Sainte Marguerite de Liancourt pour le séjour des chevaux d’une nuit en alant à Amiens... », R. D., XVII, 50.
4%. La plupart des seigneurs « euntium cum domino Karolo », sont de ce nombre, H. F., XXIII, p. 789.
5, « À Jehan Martin pour le voiage d'Amiens II 1. p.», R. D., XXII, 20. Funck-Brentano, 0. c., p. #52.
Chronique Artésienne, p. 69.
HE, XXI, p.99; Hello 111,
Les soudoyers, voyant que ni le roi ni l'argent n'arrivaient, quittèrent Arras, le 1°" septembre, au nombre de 30.000 pour aller à Amiens se plaindre au roi. Celui-ci était à Beauvais, rassemblant une troisième armée ! et essayant d'obtenir des subsides, tandis que les Flamands assiégeaient Tournai, qui appartenait au comte de Hainaut, allié du roi ?. Philippe le Bel se décida enfin à venir, et il arriva à Péronne le 9 septembre *; pendant ce temps, Ourry l'Allemand avait pu ramener les troupes à Arras en leur distribuant des vivres et un peu d'argent #. Charles de Valois avait essayé d'aller à Arras parlementer avec les soldats et les bourgeois révoltés, mais il avait trouvé la ville fermée et le connétable et le maréchal Mile de Noiers gardés en otages ?. Mahaut d'Artois, pour ramener au moins ses bourgeois dans le parti du roi, entra à Arras le 9 septembre et fit la paix avec eux ©; mais les soldats envahirent le jour même l'hôtel où logeait Gaucher de Chatillon, brisèrent les portes et emportèrent tout ce que l’hôtel contenait de victuailles 7. Ces scènes violentes expliquent la timidité du roi et de Charles de Valois dans cette campagne : avec une armée aussi démoralisée, 1l n’était possible que de maintenir à peu près les positions acquises, dût-on s’exposer aux railleries des Flamands qui disaient :
Que il alast devant Courtray
Es fossés sa gent peschier ;
Et puis qu’il s’entornast couchier Et chacier es boys de Biere. 8
1. La première armée était à Arras avec Gaucher de Chatillon, la seconde à Amiens avec Ch. de V.
2. Chronique Artésienne, p. 10-72 ; Annales Gandenses, p. 54.
3. Ibidem; G. de Frachet, 1. F., XXI, p. 22; J. de Saint-Victor, p. 641.