‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 111 sur 432 · Chronique Arlésienne, p · texte numérisé non relu

Chronique Arlésienne, p

5. G. Guiart, ZI. F., XXII, p. 289. De plus : « À mons. Jehan de Routaniviller pour l'ost de Flandres qui fu l'an CCCIII, xxxm L., 11 s. €. forz », R. D., I, 20; « À Guiot de Fontaines pour l'ost de Flandres qui fu l’an CCCIIIT, zxvis., vus d. p. forz », R. D., XXII, 18.

Challes, le frère au roi de France,

O lui Mansiaus et Angevins,

Rassaut bourjois et eschevins, Souventes fois sus eus descharchent. !

Bientôt les Flamands, dont le camp était pillé, commencèrent à plier ; notons qu'alors ils crièrent :

Merci, seigneurs François, merci Vueilliez envers le roi tant faire Qu'il nous soit douz et débonnaire :

Tout le vueil (ce creanterons)

De mesire Challes ferons. ?

Tout à coup, et la cause de ce revirement reste obscure, les Flamands reprirent courage, et revinrent à la charge contre les Français qui commençaient à se reposer : « Dont il avint que tout li plus grant homme, hors le roy et ses freres, se mirent a desconfiture et tournerent les banieres de planté de grans hommes 5 ». Ce fut un désarroi complet: seuls, le roi et son entourage tinrent bon au milieu de la panique générale. Charles de Valois resta dans la mêlée, près du roi son frère, et contribua grandement à rassembler ceux qui avaient lâché pied. Les fuyards revinrent en voyant que le roi résistait #. Ce fut le contingent de Charles qui vint le premier pour soutenir le roi ?, et l’un de ses chevaliers 5, Eude le Brun de Verneuil, qui tenait le frein du cheval du roi, fut tué dans la mêlée ?.

Le 20 août, l’armée victorieuse quitta le champ de bataille 8

+ G- Guiart, H. F., XXII, p. 293.

. G. Guiart, H. F., XXII, p. 296.

. Chronique Artésienne, p. 86.

. Ibidem ; G. Guiart, H. F., XXII, p. 298.

AC Guiart, HR, XXILYD- 208:

. Le 21 septembre 1298, Ch. de V. lui donna, à ce titre, 100 I. de rente, PSN TS no 224 PAT no IV.

7. G. Guiart, 4. F., XXII, p. 298; Chronique Artésienne, p. 86. 8. Chronique Artésienne, p. 88.

pour aller à Seclin, et de là, tandis que le roi restait quinze jours à Arras pour soigner une blessure reçue à Mons-en-Pévele !, elle alla assiéger Lille?. La ville était défendue par Philippe de Thiette et les métiers, tandis que le patriciat désirait ouvrir les portes au roi. Le chroniqueur Jean d’Outremeuse (né en 1338) place pendant la durée de ce siège deux anecdotes que nous rapportons sans y ajouter d'importance : Charles de Valois aurait imposé la paix aux gens du comte de Hainaut et du dauphin de Viennoiïs, qui allaient en venir aux mains, parce que ce dernier avait tué des cuisiniers du comte de Hainaut, coupables lui avoir volé un sanglier 4, L'autre anecdote nous montre Philippe le Bel et Charles de Valois parrains de deux fils de Philippe de Thiette, nés pendant le siège, et auxquels ils donnèrent leurs noms ; ils les firent chevaliers, et les renvoyèrent à leur mère ?. Il est plus important de noter que, le 5 septembre 1304, Charles de Valois servit d’arbitre, avec Jean de Bar, pour déterminer les devoirs militaires de l’évêque de Liège envers le roi de France.

C'est à ce moment que l’on remit entre les mains de Charles de Valois une béguine originaire de Metz, qui était depuis longtemps en faveur auprès des plus grands personnages à cause de ses révélations : or, on l’accusa d’avoir essayé, à l’instigation des Flamands, de faire mourir Charles lors de son retour de Sicile. Pour cela, elle aurait confié du poison à un jeune homme. On lui appliqua la question en lui brülant la plante des pieds; elle avoua, et fut emprisonnée à Crépy-en-Valois ; quelque temps après, elle fut remise en liberté 7. C’est la première tentative d'empoisonnement contre Charles.

. Annales Gandenses, p. 80.

. Ibidem; Chronique Artésienne, p. 88.

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