‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 110 sur 432 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

k. Nîmes, 22 février 1304, À. N., JJ 35, fo 56. — Cf. B. N., fr. 259992, n° 109.

5. Lorris, 4er avril 1304, A. N., JJ 35, fo 50 ro: JJ 36, fo 48 vo. — Il y eut d’autres convocations et Ch. de V. fut en tête des seigneurs convoqués, H.F., XXII, p. 802.

CAIN RINRS 0 t01 v°; De la Roque, Traité du ban et de l'arrière-ban, pr., p. 98; Coville, Les États de Normandie …, p. 31.

les provinces et les vassaux qui profitèrent de la situation pour réclamer les coutumes et la monnaie du temps de saint Louis.

Le roi faisait de vagues promesses qu'il prodiguait d'autant plus volontiers qu'il se réservait le moyen de ne pas les tenir, disant par exemple : « nous ne les altérerons plus à l'avenir [les monnaies|, si ce n’est en cas de nécessité pressante et de l’avis des prélats et barons du royaume », ce qui n’était pas compromettant. En fait, si certains financiers lombards ! comprenaient que les altérations de monnaie feraient plus de tort qu’elles ne donneraient de profit, ils ne furent pas écoutés parce qu’on espérait de l’altération des monnaies un profit immédiat. Charles devait avoir sa part des produits de l'opération, car le roi « pour les granz besoignes de nous et de nostre roiaume et especiaument pour la besoigne de nostre guerre de Flandres », lui accorda, le 19 avril, le droit et le profit du monnayage de 60.000 marcs d'argent et 5.000 marcs d'or ?. Le 3 juillet, Philippe IV ordonna que sur les 5.000 marcs d’or, 2.000 seraient frappés avant la Toussaint, et le reste après *, et le 9 juillet que les 1.000 premiers marcs frappés le seraient au profit de Charles, et les 1.000 suivants au profit du roi, et ainsi de suite #.

La guerre commença dès le mois d'avril entre la Flandre et les alliés de la France : le Hainaut et la Hollande, qui furent médiocrement heureux sur terre?. Philippe IV arriva le 22 juillet à Arras avec Charles de Valois 5; pendant que la garnison française de Saint-Omer enlevait une partie des Flamands qui gardaient Bourbourg 7, le roi alla avec son frère à Fampoux

. Revue hist., XXXIX, p. 333-34.

AUN:, J 164%, m° 13:

. G. Guiart, H. F., XXII, p. 258 et ss.; Annales Gandenses, p. 60-68; Chronique Artésienne, p. 82; Funck-Brentano, 0. c., p. 469-471. 6. Jean de Saint-Victor, Æ. F., XXI, p. 638.

7. G. Guiart, H. F., XXII, p. 281-283; Annales Gandenses, p. 60; Chronique Artésienne, p. 79.

J. Perir. — Charles de Valois. 7

(29 juillet), puis à Condé-sur-Escaut (31 juillet) et à Vitry. Après avoir inquiété Douai et contourné Lille, toutes deux trop bien fortifiées, il arriva le 10 août à Tournai, où il fit une entrée solennelle avec ses deux frères !. Les Journées suivantes furent employées à négocier : s’il faut en croire les Zstore, Philippe de Thiette, qui commandait les Flamands, aurait reçu des promesses de trahison de plusieurs grands seigneurs français, dont « II autres que je n'ose nommer, car ils sont trop prochains à la couronne ? ». Cela semble viser Charles et Louis, les deux frères du roi; cette supposition a été amenée par la panique qui marqua la journée de Mons-en-Pévele; elle n’a aucune valeur, mais elle est caractéristique de cet état d'esprit qui, là comme à Poitiers et ailleurs, cherchera à expliquer tout échec par une trahison.

Philippe arriva le 17 août à Mons-en-Pévele, marchant sur Pont-à-Vendin, qui barrait la route de communication avec la France et gênait le ravitaillement #. Les Flamands vinrent se placer si près de lui, adossés à Mons-en-Pévele, que le roi aurait semblé reculer s’il avait bougé : la bataille était donc nécessaire, et elle eut lieu le lendemain.

Le soir même, le roi ordonna aux Français de prendre l’écharpe blanche, pour se distinguer de leurs adversaires ; les soldats restèrent en armes toute la nuit, et Charles de Valois commanda le guet pour mettre l’armée à l'abri d’une surprise #. Quand le jour se leva, Français et Flamands se rapprochèrent, et en vinrent aux mains. Charles de Valois commandait un des corps de l’armée *; pendant la première partie de la journée :

Page 1