Leroux, o. c., p. 125; Wenck, o. c., p
4. En réalité, l’entrevue eut lieu à Poitiers, et l’escorte de Ch. pendant quatre-vingt neuf jours ne coûta que 327 1. p., ce qui représente un faible effectif, Compte de l'Orient, p. 67.
ment V, prévenu d'avance de cette demande, aurait résolu de le jouer en suivant le conseil du cardinal de Prato !, Pour cela, 1l aurait recommandé officiellement la candidature de Charles de Valois, tout en écrivant secrètement en faveur d'Henri de Luxembourg.
Philippe le Bel et Charles devaient compter avant tout sur leurs propres ressources ; aussi, après s'être entendu avec le pape, Philippe IV donna-t-il pouvoir, le 11 juin 1308, à Gérard de Landry, Pierre Barrière? et Hugue de la Celle pour aller en Allemagne faire des affaires qu’il n’indiquait pas, mais qu'il était facile de deviner, et qu'il les laissait libres de traiter à leur guise *. Le 16 juin, Charles de Valois, toujours dans les mêmes termes vagues, donna plein pouvoir aux mêmes personnages qui allaient en Allemagne « pour l'avancement d'aucune personne dont nous désirons la promotion si de cuer comme nous poons plus # ». Charles les autorisa à dépenser toutes les sommes nécessaires, et le même jour il s’engagea à rembourser au roi 10.500 1. qu'il avait avancées pour cette affaire 5. Il faut noter que tous ces actes parlent de la tentative à mots couverts, et que les chroniqueurs français n’en parlent pas.
Dès le 27 mai 1306 6, Philippe le Bel avait adressé une première lettre, très vague, à Henri de Carinthie, candidat à l’électorat de Bohême, mais le 9 juin, il lui proposa la candidature de son frère. Clément V écrivit, le 19 juin, à l'électeur palatin, mais pour l'inviter à ne rien faire sans le consulter 7, et il envoya à l'archevêque de Cologne le cardinal Raymond de