Muratori, XIII, c
2. Pourvu de prébendes par Clément V, Reg., n°° 7522, 8858, 9169; mêlé au procès de Guichard de Troyes : A. Rigault, o. c., p. 33.
3. A. N., JJ 42, f° 107; Boutaric, Not. et Extr., XX?, p. 189. HAN, J'1604% n023; . À. N., J 1644, n° 22; Boutaric, Nof. et Extr., XX2, p. 190. . B. N., lat. 10919, fo 106 ; Forschungen zur deutschen Geschichte, XVT, p. 362; Wenck, o. c., p. 103. — La date est donnée par le ms. lat. 10919, fo 106.
7. B. N., lat. 10919, fo 93: Leroux, p. 126-8; Wenck, o. c., p. 104.
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Santa-Maria-Nuova, son neveu, pour lui recommander Charles de Valois !. Il était vraisemblable que Clément V, persécuté au sujet de Boniface VIII et du Temple, n’osant se révolter contre les exigences du roi, tenterait de les contrecarrer sous main. D'autre part, les électeurs laïques étaient en discussion constante les uns contre les autres, animés de jalousies violentes, et tous craignaient le succès ou d’un collègue ou d’un prince trop puissant : en somme, ils ne voulaient ni d'un Capétien, ni d’un Habsbourg, ni de l'un d’entre eux ?. Or, si l’on aurait tort d’'exagérer l’importance des sentiments patriotiques des électeurs allemands à cette date, il est certain que leur intérêt suffisait à leur commander d'éviter la rude main de Philippe le Bel. Ce fut là, à notre avis, leur principal mobile, mais non le seul : en effet, il faut tenir compte de l'influence du pape. Or Clément V a dû favoriser secrètement la candidature d'Henri de Luxembourg. Mais on ne peut pas, comme Villani ? et beaucoup d’historiens, donner au pape le principal rôle dans cette affaire, et n’y voir qu'une intrigue machinée en cour de Rome. Les instructions pontificales concordèrent avec les tendances d’esprit des électeurs germaniques ; il est difficile, dès lors, de faire la part de ces deux influences qui agirent dans le même sens; il est bien probable, toutefois, que la plus importante fut l’état d'esprit des électeurs.
Quand Philippe le Bel quitta Poitiers, se fiant aux apparences, 1l pouvait croire l'affaire de l'élection en bonne voie, et le pape le lui laissait encore croire dans sa bulle du 1°" octobre 1308 “. Cette bulle contenait les réponses de Clément V aux demandes faites pour le roi par Pierre Barrière et Hugue de la Celle : Clément assurait le roi que ceux-ci étaient contents
1. Baluze, Vifæ paparum Avenionensium, I, p. 119; Wenck, o. c p. 106.