‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 138 sur 432 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Les dernières années du règne de Philippe le Bel ont été agitées : les difficultés financières ont amené des mesures iniques, dont Charles a d’ailleurs profité, et de nombreux procès, dans lesquels la sorcellerie fut toujours mêlée, ce qui contribua à donner à cette époque un aspect sinistre.

Le premier procès dans lequel figura le nom de Charles fut celui de Guichard, évêque de Troyes !. Un des chefs d'accusation portés contre Guichard fut, en effet, d’avoir tenté d’empoisonner Charles ?. Vers la Toussaint de 1306, Charles était à Joigny, le doyen de Villemaur manda, dit-on, l'ermite de Saint-Flavit, près de Guichard; ce dernier, ayant emmené l’ermite dans une chambre, lui aurait dit en secret : « Messire Regnaud, vous voila a present bien avec moi, et vous savez mon secret. Monseigneur Charles doit venir ici et a Joigny ; les demons l'ont rassasié d’argent, je voudrais bien qu'il fut empoisonné quand il viendra. Viens chez moi, je te donnerai du poison et je te dirai ce qu'il faut que tu fasses ». L'ermite intimidé aurait accepté ; quelques jours après Guichard l'aurait appelé de nouveau, car Charles était à Aix; mais Renaud n'y alla pas, ce qui lui attira la haine

de l’évêque ?,

1. A. Rigault, Le procès de Guichard, évéque de Troyes; Holtzmann, o. c., p. 146-150, 167-170.

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