‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 143 sur 432 · Geoffroi de Paris, 1. F., XXII, p · texte numérisé non relu

Geoffroi de Paris, 1. F., XXII, p

5. E. Müntz, Étude sur les roses d'or pontificales au moyen âge (Compte

rendu des séances de l'Académie des Inscriptions el Belles-Lettres, 1895), p. 48-50.

son frère pour faire cesser le procès contre Boniface î. Ses prières n'obtinrent leur effet que deux ans après, mais tout permet de croire que Charles s'employa activement, dès cette époque, à amener une solution honorable.

Charles de Valois accompagna le roi aux deux sessions du concile de Vienne ? et obtint enfin l’abandon du procès contre Boniface VIII; Clément V, en revanche, dut céder sur tout le reste. Il remercia Charles de son intervention en le comblant de faveurs spirituelles et en lui accordant tout ce qu'il demandait #. Les Templiers servirent de rançon pour la mémoire de Boniface : le pape les supprima par provision, et leurs biens furent accordés aux Hospitaliers. Ceux-ci n’en furent pas plus riches ; tout leur argent liquide passa au contraire dans les caisses du roi, sous menace du sort des Templiers. Charles de Valois partagea les bénéfices de l’entreprise : obéré comme il l’était, il devait des sommes considérables au Temple, si nous

en Jugeons par l’état habituel de ses finances #, et par quelques

mentions relevées dans ses comptes ?. Cependant 1l se préten-

dit créancier du Temple, ses droits furent réservés jusque dans l’accord conclu en 1318 avec les Hospitaliers au sujet des biens du Temple 6. Sa créance ne fut pas estimée à moins du neuvième des biens du Temple, c’est-à-dire que Philippe le Bel lui accorda cette part dans les bénéfices de la confiscation, et per-

sonne n'eut un aussi bon lot : c'était le sixième de la part du roi.

1. A. N., J 49%", n° 789; Dupuy, Hist. du différend, pr., p. 290.

2. G:.de Frachet, HF, XXI, wp. 371;1BernardtGui, XXI1,21:;"Cont. de Nangis, XX, p. 604; Rayn., XIV, p. 312.

3. Seize bulles furent accordées, en avril 1312, à Charles, à Mahaut, sa femme, et à ses clercs, Reg., VIII, p. 20-21; XII, p. 52-54; A: N.,/L 295, n°0539;

4. Rappelons qu'il laissa plus de 50.000 1. p. de dettes, R. D.

5. « À frere Thomas, commandeur de Noisy le Temple, vie 1. p.; au tresorier du Temple de Paris, ve xx 1. p.; au visiteur du Temple de Paris, rt L. p. » R: D. XXIII.

6. Félibien, Histoire de Paris, II, p. 322; Beugnot, Les Olim, II, p. 463; L. Delisle, Mémoire sur les opérations financières du Temple, p. 234-237.

Nous voyons Charles donner procuration, le 5 mai 1317, à Jean Billouart pour toucher : « la tierce partie a nous appartenant du tierz des biens meubles et dettes quelque ils soient qui jadis furent du Temple ! ». D'autre part les Hospitaliers, contre lesquels l'accord cité ci-dessus lui réservait des droits, durent lui donner leurs prés de Chelles et 1.200 1. t. de rente ?. Quant aux biens du Temple, ses receveurs ouvrirent pour eux un compte spécial *, et les rentrées durent être importantes #; mais nous en ignorons le total,

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Charles de Valois joua aussi un rôle important dans les luttes avec la Flandre; de ce côté, le traité d’Athis avait amené un moment de détente : Jean de Namur, fils de Gui de Dampierre, remit, en même temps que Charles de Valois, à Philippe le Bel, Louis d'Évreux, Jean de Dreux et Gaucher de Chatillon, le jugement du différend qui existait entre eux au sujet du comté de Namur 5. Charles réclamait ce comté au nom de ses filles, nées de Catherine de Courtenay. Cette soumission de Jean de Namur était-elle une marque de confiance dans le roi, ou une démarche imposée? Nous l’ignorons, mais Jean ne se soumit qu'avec de nombreuses restrictions 5, bien qu'il pût être privé de Namur par la force. En fait, Philippe le Bel se prononça pour Jean contre son frère, mais seulement plusieurs années après, car Jean était retenu par cette attente dans la dépendance du roi ?.

DR N., K0 net.

. A. N., J 164, n°35, . B. N., fr. 5284, fo 54 r° (Appendice D).

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