‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 145 sur 432 · FE · texte numérisé non relu

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Philippe le Bel imposa à Robert de Flandre! et à Jean de Namur ? de se réconcilier avec Louis, comte de Nevers, fils de Robert, qui avait toujours été jusque-là le dévoué partisan de la France. Louis se rapprocha encore davantage de la maison de France en mariant son fils aîné, Louis, avec Isabelle de Valois ?, Charles promit à Louis de l'aider à payer les 10.000 1. de rente promises au roi par le traité d’Athis, en abandonnant au roi 6.000 1. que celui-ci lui devait; à charge pour Louis de Namur de les accepter comme dot d'Isabelle, et, en cas de décès de son fils, à charge d’assigner à Charles 6.000 1. de rente en terre #. Charles promit à Louis de lu rendre les châteaux qu'il lui prêterait pour faire valoir ses droits sur Namur ?, et de lui prêter les siens en cas de guerre ÿ.

Cette alliance de Louis de Nevers avec la France fut changée en hostilité-par les exigences royales : Enguerrand de Marigny, au nom de son maître, essaya d'amener Louis à vendre au roi ses droits sur le comté de Flandre, dont il était l'héritier légitime comme fils aîné du comte Robert. Les propositions qui lui furent faites auraient fait de lui, au lieu d’un comte de Flandre, un rentier du trésor royal. Elles expliquent pourquoi Louis de Nevers, tracassé de plus dans son comté de Nevers par les gens du roi$, abandonna le parti français et fit appel contre le roi aux sentiments d'indépendance des Flamands ?.

Philippe le Bel continua les interminables. négociations avec le comte pour l'exécution des conditions du traité d’Athis, que les bourgeois de Flandre mettaient la plus extrême mauvaise

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