Ibidem, p. 505 et
volonté à remplir !. Le comte de Flandre, placé entre le roi et les communes, fières de leurs victoires et fortifiées par les privilèges obtenus pendant la guerre, ne savait trop comment obtemir la paix. Les négociations entreprises amenèrent ? une mission diplomatique de Charles de Valois à Tournai *en septembre 1311. Son rôle politique y fut à peu près nul, effacé par celui d'Enguerrand de Marigny qui dirigea la politique des dernières années de Philippe le Bel. Cette mission contribua à exciter l'inimitié de Charles contre le favori de son frère. Charles était logé au monastère de Saint-Martin de Tournai, où il séjournait depuis un mois, quand Enguerrand arriva avec une pompe et une escorte royales, précédé de sergents à masse et d'écuyers. Logé au chàteau de Bruille, avec un entourage plus considérable que celui de Charles, il y reçut tous les honneurs souverains ; on leva pour lui des sentences d’exil, et tous les hauts personnages attirés par les négociations s'empressèrent autour du favori #.
La paix ne sortit pas de ces conférences, ni de celles de l'année suivante, et, le 13 octobre 1311, le comte de Flandre et Louis de Nevers furent cités devant le Parlement ?. Louis eut la maladresse de répondre à cette convocation, et fut emprisonné. Sur cet emprisonnement, 1l y a deux versions : toutes deux sont intéressées et émanent des parties, mais parmi les chroniqueurs français qui parlent de ces événements, ceux qui ne sont pas ofliciels, justifient les plaintes du comte de Nevers 6, Enguerrand aurait dit à Louis qu'il devait s'estimer heureux si le roi lui laissait la vie; de plus, il lui extorqua le don de la Coudraie et
1. Aux exemplaires de cette paix, cités par M. Funck-Brentano, ajoutons les ratifications, en 1309, par les villes de Gand et Bruges, de la paix avec la France, Arch. Vat., Misc. 1305-1309,
2, Funck-Brentano, o. c., livre IV et V ; D'Herbomez, o. c., p. 497.