‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 148 sur 432 · Funck-Brentano, o. c., p · texte numérisé non relu

Funck-Brentano, o. c., p

Savoie !. Mais Louis le Hutin, conduit par son oncle Charles de Valois, s'empara de la ville en passant la Saône sur un pont de bois construit en quelques jours ?, La ville étant prise, Clément V demanda au roi, le 5 août, de lui envoyer l'archevêque #; mais le roi garda la ville et y mit comme capitaine Béraud de Mercœur #, Béraud, prisonnier du roi, s'était évadé, et avait été ramené par Charles et enfermé à Poissy, puis il avait été gracié en septembre 1309 sur les prières de Charles et de ses autres amis ?.

Dans l'administration de la France, Charles tint aussi une très grande place : il a dû siéger aux États Généraux et à la Chambre des Comptes 7 qui prirent alors des mesures très importantes. En récompense de ses services, Charles de Valois jouit de la faveur de son frère, comme nous l'avons vu lors de sa candidature à l'Empire et du procès des Templiers. Le roi lui accorda d’autres faveurs : en juillet 1312, alors que son gouvernement s’efforçait de restreindre le nombre des seigneurs ayant le droit d’amortir, il accorda à Charles pour tous ses domaines ce droit qu'il n'avait qu'en Anjou et dans le Maine $. Le droit de battre monnaie fut réservé à Charles en 1313 *. Charles fut associé aux grandes ordonnances comme celles du 19 septembre 1312 10, Le roi lui accorda 10.000 I. t. à prendre par quarts à l’Ascension et à la Toussaint en 1312 et 1313, pour l'aider à se

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