‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 147 sur 432 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

5. De Limburg-Stirum, o. c., IT, p. 206-210; Funck-Brentano, o. c., p.615.

6. Geoffroi de Paris, H.F., XXII, p. 131 ; J. de Saint-Victor, XXI, p. 654; y. le récit de M. Funck-Brentano, 0. c., p. 615.

200 1. de rente !. Transféré de Moret à Paris, Louis profita d’un festin, la veille de l’Éphiphanie, pour enivrer ses gardiens, et s'enfuir ?. Philippe le Bel confisqua alors les biens de Louis de Nevers #, et peu après Charles de Valois abandonna ce prince en chargeant l’abbé du Lieu-Restauré de dénoncer , en son nom, les conditions du traité de 1308. Cette conduite, qu'il devait regretter en 1317, était amenée, disait l'acte, par la trahison du comte de Nevers, et l'impossibilité où il était de remplir les conditions du contrat. Le comte de Flandre n'ayant pas répondu à la convocation, fut cité à nouveau, mais cette fois devant la cour des pairs, qui pouvait le priver de son fief. Une démonstration militaire appuya cette citation : le comte céda et, par le traité de Pontoise, le 11 mai 1312, transporta au roi Lille, Douai et Béthune ÿ. Pour achever la paix de ce côté, Philippe le Bel rendit, assisté de Louis d'Évreux et de Gaucher de Chatillon, la sentence arbitrale qui déboutait les enfants de Charles de Valois de toute prétention sur le comté de Namur 6. Jean de Namur, sans doute à ce prix, s’allia avec le roi, même contre son frère le comte de Flandre 7.

Pendant toute cette période, Charles de Valois continua à Jouer un grand rôle en France : c'est ainsi qu’il conduisit l’expédition contre Lyon en 1310. Clément V avait envoyé deux cardinaux pour faire la paix entre le roi et l'archevêque, Pierre de

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