‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 162 sur 432 · GS · texte numérisé non relu

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À côté de ces représailles contre les personnes, conséquences d'intrigues de cour, il y eut un autre mouvement, plus sérieux et plus profond, contre lequel Charles de Valois agit d'une manière opposée à celle qu'on lui prête généralement. Louis X avait reçu le royaume dans une situation critique : le peuple entier. était exaspéré et la noblesse de beaucoup de régions avait formé des ligues pour revendiquer ses droits !. Les communes de certaines provinces s'étaient liguées avec les nobles pour réclamer le retour aux bons usages du roi saint Louis, dont le souvenir restait cher à tous. Son vieux compagnon, Joinville, exprimait l'horreur causée par les actes du petit-fils du saint roi, en disant : « si s'amende de ses mesfais en tel maniere que Diex ne fiere en li ne en ses choses cruellement ? ».

Que fit Louis X, conseillé par Charles de Valois, en présence du soulèvement de presque toute la France? Ici un auteur récent résume l'opinion courante * : « Charles de Valois était un esprit médiocre, présomptueux et violent, plein d’un profond mépris pour tous ces légistes qui l'avaient tenu à l'écart pendant le règne de son frère, c'était le type le plus accompli de ces chevaliers inquiets, turbulents et dépensiers, que Philippe le Bel avait écartés de sa cour “ ». Conclusion : Charles a été l'instigateur d’une réaction féodale contre l'œuvre de son frère ?.

On peut objecter d’abord que Charles de Valois n'avait pas été tenu à l'écart par son frère, et cela ressort de tous les chapitres précédents, mais de plus, dès 1843, M. Guessard, sans connaître

4. Les actes des ligues : A. N., J 43%; B. N., Dupuy, 758; fr. 3910; Clairambault, 306.

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