‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 163 sur 432 · Dufayard, I, p · texte numérisé non relu

Dufayard, I, p

5. C’est aussi l'opinion de Michelet, de M. Lehugeur, 0. c., p. #.

les documents décisifs que nous pouvons citer, et en faisant simplement appel au bon sens, s'inserivait en faux contre cette opinion : « Charles de Valois, disait-il, avait toujours eu la confiance du roi son frère ; après sa mort, il devient roi pour ainsi dire. Le moment eût été bien mal choisi pour arracher des concessions à la royauté, c'eût été en quelque sorte un suicide politique l».

Pourrait-on dire qu'après avoir poussé les ligues à se conclure sous Philippe le Bel, il les combattit sous Louis X quand elles ne pouvaient plus le servir? Non; et iei nous croyons pouvoir démontrer que jamais Charles de Valois n'a cessé d'être le défenseur de la centralisation contre les ligues, et cela parce qu'elles ont été en partie dirigées contre lui.

Les Anciennes Chroniques de Flandre, seules, l'accusent, non de complicité avec les alliés, mais de bienveillance, et elles ne parlent que de ceux d'Artois seulement, où une autre question s'agitait ?. Au contraire on peut objecter : d'abord, que si Charles de Valois a persécuté certains favoris de son frère, il ne combattait que les personnes et non les principes; en effet, le gouvernement de Louis X a eu la même politique, tempérée seulement par la nécessité d'apaiser le soulèvement provoqué par les abus du règne précédent. D'autre part, dans son propre domaine, Charles de Valois s’entourait de légistes plutôt que de chevaliers, et tous ses conseillers les plus écoutés ; Guillaume du Perche, Étienne de Mornay, Jean de Cherchemont, Billouart, étaient des gens de robe ?, Aussi verrons-nous que, dans l'administration de son domaine, il a exactement imité les procédés de gouvernement de Philippe le Bel .

D'autre part, il est certain que les ligues ont été dirigées

autant contre Charles de Valois, les grands seigneurs et les apa-

BNENCSASES pr:

H. F., XXII, p. 402.

Page 1