‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 18 sur 432 · Rymer, I2, p · texte numérisé non relu

Rymer, I2, p

3. Il séjourna à Bourges du 10 au 14 novembre d’après les tablettes de cire de P. de Condé. Sur cette assemblée : Anonyme de Saint-Martial, I. F., XXI, p. 804, et Ch.-V. Langlois, 0. c., p. #48 (Lettre de Maurice de Craon à Édouard Ier).

les Aragonais, et pour le cardinal Cholet le titre de légat et des pouvoirs plus étendus. Le Pape reprocha sévèrement au roi ce manque de confiance et ces retards; toutefois, le 10 janvier 1284 !, il accorda la décime sur les diocèses d’Embrun et de Tarentaise au lieu de ceux de Cambrai, Aix et Arles, avec l’autorisation de les engager à des banquiers d'Avignon et le droit pour le roi de ne pas s’obliger par des lettres patentes. Il spécifia que les coutumes contraires aux canons étaient celles qu'on ne pouvait observer sans péché mortel. Mais le roi dut pour obtenir les décimes s'engager à accepter la couronne pour son fils, et dans ce cas le pape devait juger Pierre sans délai.

C’est à Paris que se tint, le 20 février 1284 ?, l'assemblée qui allait, au prix d’une guerre fatale pour la France, poser sur le front de Charles de Valois la première de ces couronnes imaginaires qu’il poursuivit pendant la plus grande partie de sa vie. La guerre rencontrait bien peu d’adversaires : ce fut en vain qu'Édouard I®, dont la fille devait épouser Alphonse d'Aragon ?, agit près de Mathieu de Vendôme # pour le prier de défendre la cause de la paix à laquelle il le savait favorable, ce fut en vain que se multiplièrent les plus sinistres présages ?, l'assemblée décida la guerre. Le roi vint avec ses deux fils et une cour brillante recevoir l’avis des grands de son royaume, approuva leur décision favorable, et déclara que le lendemain il désignerait le roi d'Aragon 6. La décision faisait si peu de doute, que, dès le

1% mars, le pape adressait une bulle 7 « carissimo in Christo in

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