Douët d'Arcq, Comptes de l'argenterie, p. 20 et
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Denis, où il fut enterré auprès de son père. Cet événement favorisait trop le régent pour qu'on ne le soupçonnât pas d’avoir abrégé les jours de son pupille. Les accusations se tournèrent contre sa belle-mère, Mahaut d'Artois, qui, d'après Isabelle de Fiennes, aurait étouffé !, ou piqué d’une épingle dans la tête ?, le jeune roi. Telle fut la force de ces bruits que l’on fut obligé d'instruire l'affaire. Mais il ne faudrait pas croire qu'il y eût là une pression de l'opinion publique : l’instigateur de tout ce scandale était le propre frère du roi, Charles de la Marche, dont l'opposition était avouée et incessante. La preuve est fourmie par plusieurs bulles de Jean XXII, dont l’une ordonnait à Charles de ne pas soulever de tels scandales, en s'appuyant sur des témoins et agents de bas étage raccolés pour la circonstance *. D’autres bulles priaient Charles de Valois et d’autres personnages 4 de peser sur l'esprit de Charles le Bel pour le faire renoncer à ses accusations ÿ. Des documents, dont les originaux sont aujourd'hui perdus 5, nous font connaître ce procès, jugé par les pairs 7, et qui se termina par un acquittement. L’accusation ne portait pas seulement sur la mort de Jean, mais aussi sur celle de Louis X, et sur la confection d’un philtre employé pour réconcilier jadis Philippe V et sa femme 8. Le roi déclara qu'il n'avait jamais été brouillé avec sa femme et les
HA N°, J)93, 09355; Viollet, o.c., p. 147; Lehugeur, o.‘e,, p. 12-18.