Geoffroi de Paris, ZI. F., XXII, p
En seur que tout monseigneur Karle
De Valois ne li fist pas farle;
Mes de si bon cuer la regarde
Que lui et son fruit prist en garde, Jean XXII, d'ailleurs, l'avait imploré en faveur de cette princesse, dès son avènement, À. Coulon, 0. €., n° 58.
2. Anonyme, 1. F., XXI, p. 151; J, de Saint-Victor, XXI, p. 675.
3. J. de Saint-Victor, H. F., XXI, p. 675; Chronographia, 1, p. 241; Lehugeur, o. c., p. 35-36.
4. P, 29. — Ch. de V. était si peu l'ennemi irréconciliable de Philippe V, que le chroniqueur qui a écrit sous son inspiration fait de ce roi un très bel éloge, et le compare à Auguste, A. F., XXI, p. 151.
5. A. N., J 258, n° 7; Secousse, Mémoire sur les troubles... Ch. le Mauvais, p. 2; Plancher, {ist. de Bourgogne, H, pr., p. 163. Philippe stipulait
ne pas les marier sans l’assentiment du régent, des comtes de Valois, d'Évreux et de la Marche, ou à leur défaut de leurs fils aînés ou des plus proches princes du sang !. Il était évident que s'il naissait un fils de Clémence de Hongrie, ce fils serait roi, mais en prévision du cas contraire Philippe se créait des partisans. Une assemblée, tenue le 16 juillet à Paris, avait d'avance ratifié les conditions du traité du 17 juillet, et contraint Eude à accepter l'usurpation ?. Eude se laissa d’ailleurs gagner par la promesse de la main de Jeanne, fille de Philippe V, qu'il épousa le 22 septembre *.
Charles de Valois, les comtes d'Évreux, de la Marche, de Clermont, et tous les grands seigneurs, continuèrent à être appelés dans le conseil étroit par l'ordonnance de Saint-Germain-en- Laye #, et restèrent associés au gouvernement. Charles de Valois et Louis d'Évreux accompagnèrent le roi au sacre de Jean XXII, le 8 septembre 13165, et les cadeaux reçus par Charles à cette
occasion attestèrent l'union de la famille royale &.
Au mois de novembre 1316, la reine Clémence mit au monde un fils, auquel on donna le nom de Jean, et Philippe fut régent. Mais quelques jours après, toute la cour le conduisit à Saint-
ses émoluments pour le cas d'une régence qui devait durer vingt-quatre ans, J. de Saint-Victor, 1. F., XXI, p. 663.
1. Arch. Pas-de-Calais, À 61, n° 5; Lehugeur, o. c., p. #3. Le bail des terres de Jeanne fut donné à Eude, A. N., J 254, n° 77.
2. Viollet, o. c., p. 136; Servois, o. c., p. #3; M. Lehugeur prouve (p. #0 en note) que cette assemblée fut antérieure au traité avec Eude, et la date du 16 juillet 1316.