‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 23 sur 432 · Itinéraire, 1. F., XXII, p · texte numérisé non relu

Itinéraire, 1. F., XXII, p

9. « Lo cardinal feu alli coronar a Carlot, fill del rey de Franca, et mes lo en possesio de tota la terra; e aqui faeren grand festa per dos jorns, » D'Esclot, p. 708 ; « Carolus filius regis Francie sine regno contulit cuidam militi de Francia nomine... comitatum, et per terram illius prelatos milites et pedites requisitus, se regem vocans, laudabiles consuetudines Catalonie confirmavit, omnes vocantes eum regem. » Gesla Comitum Barcinonensium,

Petrus de Marca (Marca Hispanica), c. 567.

dut se contenter de placer sur la tête de Charles son chapeau, ee qui fit de son protégé le « roi du chapeau » raillé par Muntaner !. — Charles de Valois qui faisait ses premières armes, n'a joué, d’ailleurs, aucun rôle militaire dans cette guerre ?. On sait qu’elle aboutit à la prise de Girone et à l'occupation de cette ville du 25 juin au 12 octobre *.

Bientôt, vaincus sur mer #, éprouvés par le climat, la chaleur et des mouches sans doute charbonneuses, les Français battirent en retraite, escortant leur roi mourant, et harcelés par les pillards aragonais. Les chroniqueurs aragonais insistent sur cette retraite désastreuse ?, et nous représentent le roi mourant conseillant à son fils aîné de faire la paix, de pardonner à son frère, et d'implorer la bienveillance de son oncle d'Aragon. En tout cas, Philippe le Bel correspondait secrètement avec le roi Pierre, car celui-ci lui répondait au mois d’août en s’excusant de ne pouvoir lui envoyer de messager muni des pouvoirs qu'il avait demandés, à cause des dangers d'une telle mission, et il l’assurait encore de sa très sincère affection 6. Mais l'intervention de Philippe le Bel n’empêcha pas les Almogavares de harceler l’arrière-garde, et de piller les convois français jusqu'à leur arrivée en France 7. Quelques jours après, Eustache de Beaumarchais, resté dans Girone, dut capituler le 12 octobre. Philippe IT était mort le 5, et Pierre III mourut un mois après : la première phase des affaires d'Aragon étant close par ces désastres, 1l restait à amener la pacification du conflit, ce qui allait demander plus de dix ans de négociations.

1. Muntaner, p. 311 et éd. Lanz, p. 183; D'Esclot, p. 682. Nous préférons la version de ce dernier.

2. Sur cette campagne : Ch.-V. Langlois, o. c., p. 158-164 et Lecoy de la Marche, o. c., I, p. 210 etss.

3. Inscription de Girone, Carini, o. c., p. #15; G. de Frachet, H. F., XXI, Dore

4. Cf. Ch. de La Roncière, Hisloire de la marine française, 1, p. 190.

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