Bordier, Mém. Soc. hist. Paris, I, p. 186, II, p
9. B.N., fr. 778,10 22 à 169; P. Paris, Mss. de la Bibliothèque royale, VI, p. 149-155.
mérite de rester inédit!. Le roman de Girard ?, long de 23.000 vers (il en manque 2.000 à la fin du Ile livre) est une combinaison du pseudo-Turpin, de Mainet et des Chroniques
de Saint-Denis 3; c’est une compilation fastidieuse, mais ce roman
Et est fait au commant au frere au roy des Frans Le conte de Valois qui estre remembrans Veut de si noble fez... 1
Un peu plus loin, on lit aussi :
Et moi, Gyrart d'Amiens, qui toute l'ordenance Ai es croniques pris qui en font ramembrance Par le commandement le frere au roy de France, Le conte de Valois, ai pris cuer et plesance De recorder les fez Challon, que connaissance Donnent as nobles cuers, qui en Dieu ont fiance, De venir a honor et d'avoir aisance *.
Le poème est antérieur à 1315, puisque Charles n’est pas encore oncle du roi 6; nous proposerions de le dater du temps où Charles de Valois a été empereur (1301-1313), ou même, en précisant davantage, de l’époque où Charles essayait de poser sur son front la couronne de Charlemagne, et d’imiter le héros dont il portait le nom. En 1308, en effet, Charles pouvait espérer qu'il porterait la double couronne d'Orient et d'Occident, et réunirait sous sa domination, au moins nominalement, tout l'empire romain, celui de Constantin et de Théodose, L'œuvre de Girart, inspirée par l’idée impériale, fut sans doute la con-
4. Sur ce roman, G. Paris, Hist. poétique de Charlemagne, p. #71-82; L. Gautier, Les épopées françaises (2° éd.), If, p. #21 ; I, p. 30; L. Delisle, Cabinet des Mss., 1, p. 1#.
. G. Paris, /List. poétique de Charlemagne, p. 94-5.
. G. Paris, Girard d'Amiens, Hist. Litt., XXXI, p. 202. MDN (r-1718, 142 ve;