AB-AN
. Léon Gautier, Les épopées françaises, Il, p. 427.
J. Perir, — Charles de Valois. d 15
solation platonique du candidat déçu, après avoir été un encouragement à ses hautes espérances. C'est aux mêmes projets que Charles a dû d’être l’introducteur en France des récits de Marco Polo, qu'il se fit envoyer de Venise f.
C'est, d'autre part, à son goût pour l'histoire, qu'il faut attribuer la composition d’une chronique anonyme?, dont M. Couderc a étudié les origines 3. Cet abrégé de chronique universelle date d'environ 1326 “: il est donc postérieur à la mort de Charles, mais l’auteur dit qu'il l’a composé à « l'instance d'un grand baron de France 5 ». Or l’auteur ne parle avec éloge que d'un grand baron, Charles de Valois, dont il trace un portrait détaillé que nous avons cité à plusieurs reprises 5. De R, il est légitime de conclure que c’est Charles de Valois qui a inspiré 7 cet ouvrage, dédié à Philippe VI. Celui-ci aurait accepté le livre comme une œuvre commandée par son père, qui y était traité d'une manière flatteuse.
Enfin la dernière œuvre composée à l'instigation de Charles de Valois est un livre de médecine 8, dont il existe trois rédactions, toutes trois du xiv° siècle. L'une faisait partie de la collection Joursanvault Ÿ, une autre est conservée à la bibliothèque Sainte-Geneviève !(, et commence ainsi : « Ensievent les rechoïites de cirurgie que monseigneur Charles de Valois fist faire et acomplir.. par
4. L. Delisle, Cabinet des Mss., I, p. 14; De Fréville, Rev. des Soc. savantes, 1852, IT, p. 726 ; Joseph Petit, dans Le Moyen Age, 1897, p. 233.