B. N., Clairambault, 109, n
6. En France, ils furent interdits en 1296 et en 1314, Ordonnances, I, p. 327, 509, 420, 434, 510, 559, 643.
a bu
PU
On ne tenait pas la main, en effet, à l'observation de ces interdictions ; Clément V ayant excommunié tous ceux qui prendraient part à des tournois !, Pierre Dubois fut chargé par le roi de protester auprès du pape, dans un mémoire « de torneamentis et justis ? ». Dubois fit l'apologie des tournois, 1l déclara que tout le monde se plaignait de la bulle, et qu'il n'y avait pas de meilleure préparation à la croisade, dont le pape invoquait les intérêts, que les tournois *, Comme le roi soutenait Pierre Dubois, celui-ci obtint gain de cause au printemps de 1314 4. Cependant, le 5 octobre 1314, Philippe IV lui-même interdit les tournois 5, car, si l’anathème pontifical s'étendait à tous et s’appliquait de lui-même, une ordonnance royale, tout en satisfaisant les scrupules religieux et la raison d'État, ne génait que les adversaires du roi, contre lesquels elle fournissait des armes. Aussi, malgré son ordonnance, le roi assista-t-1l encore à un tournoi chez Charles de Valois, à Saint-Ouen 6, et ce fut justement de là que Philippe le Bel data l'ordonnance qui les prohibait 7.
Charles de Valois, qui énumère si complaisamment ses armes dans son testament, et met à part celles avec lesquelles le sire d'Harcourt s'était signalé 8, était très épris de tournois. Nous savons qu'il prit part à ceux de Montaigu en 1297, de Tours en 1298, et de Senlis, en 1299, avec le comte de Clermont ?, et on
14 septembre 1313, A. N., JJ 34, f° 52 vo; Reg. Clementis Vi, n° 10023. Ch.-V. Langlois, Rev. historique, XLI, 1889, p. 84-91. Ibidem, p. 91,
4. Il écrivit, disait-il, « ad instantiam dominorum Francie et Navarre regum illustrium, comitis Pictavie et plurimorum magnatum et nobilium », ibidem, p. 86.