‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 26 sur 432 · A. N., JJ 34, f° 29 vo; Rymer, PB, p · texte numérisé non relu

A. N., JJ 34, f° 29 vo; Rymer, PB, p

6. II. F., XXI, p.8; sauf-conduit, Reg., d'Honorius IV, ec. 365; pendant la vacance du Saint-Siège, les cardinaux avaient réclamé la mise en liberté de Charles IT, Rymer, B, p. 21.

7. A. N., J 940, n° 112. Rouleau en parchemin, non daté, mais certainement de 1288; cette pièce doit être éditée prochainement par M. Digard. L’ayant trouvé de notre côté, nous l’aurions publiée sans cela.

La

15 mars 1288, il déclara solennellement ne pas pouvoir ratifier le traité d'Oloron, et ordonna à Édouard I° de faire mettre en liberté sans rançon le roi Charles IT !, et à Alphonse de ne pas aider en Sicile son frère Jacques ?. Quand Charles IL arriva à Rome, le jour de la Pentecôte, il fut reçu solennellement ?, relevé de ses serments faits au roi d'Aragon, et couronné roi de Sicile, ce dont il profita aussitôt pour reprendre la conquête de son royaume envahi #.

Philippe le Bel ne voulait pas la guerre, bien qu'il eût rompu la trêve dès le 1% janvier ?, et qu'il fût venu à Nîmes : il laissa Jacques de Majorque ©, abandonné à ses propres ressources, échouer de nouveau en essayant de reconquérir son royaume. Toutefois, des préparatifs menaçants avaient été faits pour inquiéter l’Aragon : ils étaient tels, qu'Alphonse prévint ses sujets de Saragosse que, d'après des nouvelles reçues du comté d’Ampurias, Charles de Valois allait envahir la Catalogne 7. Mais c'était plutôt du côté des négociations que se portait l’activité de Philippe le Bel : le 2 juin 1288, Charles de Valois donnait pouvoir 8 de traiter en son nom avec le roi de Castille, aux ambassadeurs du roi son frère : Pierre de Mornay, archidiacre de Sologne, et Gilles Lambert, prévôt de Liré, tandis que le roi Sanche nommait de son côté ses procureurs?. Ces négociations n’empê-

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