‹ Charles de Valois (1270-1325)Chapitre 25 sur 432 · Rymer, Là, p · texte numérisé non relu

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compte. Par son contrat de mariage, Alphonse promit à Edouard [°° de délivrer Charles II moyennant 100.000 mares d'argent, qu'Édouard devait lui payer au nom du roi de Sicile !.

La guerre ne cessa pas sur les frontières : la flotte aragonaise, conduite par Roger de Loria, pilla Agde, Sérignan et Aigues- Mortes ; à Agde, tous les habitants âgés de plus de quinze ans et de moins de soixante, furent massacrés?. Jacques, roi de Majorque, essaya de reconquérir ses États détenus injustement par son neveu d'Aragon : il fut battu par Alphonse qui s’avança jusqu'au Boulou ?. Toutefois la trêve du 25 juillet {, prorogée par Philippe IV jusqu à la Saint-Michel 1287 5, marqua une tentative pour mettre fin à cette reprise d’hostilités. Le pape ratifia la trêve en novembre 5, et s'excusa auprès du roi d'Angleterre qui avait remis entre ses mains le soin de faire la paix 7, de ne pouvoir y arriver rapidement, à cause de la complication des questions en jeu 8. Cette complication ne fit que s’accroître, car Alphonse songea à soutenir contre le roi Sanche un des infants de Castille, prisonniers à Xativa *,et son frère Jacques envahit la partie continentale du royaume de Sicile. D'autre part, bien que Jacques, roi de Majorque, eût adhéré à la trêve !, Alphonse débarqua à Majorque le 2 décembre 1286, et s'empara de toutes les Baléares qu'il feignit de reconquérir au nom de son oncle sur les Musulmans de ces îles, sujets fidèles du roi Jacques !!. Peu après, il attaqua Saint-Laurent-de-Cerdans en France !* : aussitôt Phi-

. Lecoy de la Marche, o. c., I, p. 291.

. Muntaner, p. 368-370.

. Lecoy de la Marche, o. c., I, p. 291.

.“hyamer, p.12:

Rymer, P;p-15.

. Potthast, n° 22526; Rymer, L5, p. 15-16.

Juillet 1286, A, N., J 361, n° 1.

. Potthast, n° 22526 ; Rymer, 5, p. 15-16.

Muntaner, p. 371.

. Rymer, l, p. 15.

. Lecoy de la Marche, 0. c., I, p. 294-295; Muntaner, p. 367.

. Muntaner, p. 376.

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lippe IV déclara la trêve rompue !, et manda à ses sénéchaux de secourir le roi de Majorque en cas d’invasion du Roussillon par Alphonse ?.

Le roi de Sicile, aidé par Édouard 1°", cherchait à reconquérir sa liberté : malgré les ordres du pape ?, le 25 juillet 1287, un premier traité avait été signé à Oloron, qui fixait la rançon de Charles #, tandis que le 27 juillet, la trêve avec la France était renouvelée 5. Sur ces entrefaites, le Saint-Siège devint vacant, et l'était encore quand les délégués d'Aragon et de Sicile vinrent se plaindre, le 25 décembre, de la tyrannie des Français, et disculper leur révolte : ils n’obtinrent qu'une réponse défavorable 6, qui n’a pas lieu de surprendre, car dès son avènement Nicolas IV recevait des envoyés du roi de France, dont nous connaissons la mission par le brouillon de leurs instructions conservé aux Archives nationales 7. Le roi de France demandait des décimes, des peines spirituelles et temporelles contre les Aragonais rebelles, et, pour le légat, des pouvoirs étendus qu'il pourrait employer en faveur de la croisade. D'autre part, le pape devait refuser des dispenses pour leurs mariages à Alphonse d'Aragon et à Sanche de Castille, et ne pas donner à ce dernier le nom de roi. Nicolas IV fit le meilleur accueil à ces propositions, il accorda des privilèges spirituels demandés par le roi, et se montra énergiquement disposé à continuer l'œuvre de ses prédécesseurs : le

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