Compte de l'Orient, p
obtint de nombreux privilèges !. Ses agents l’aidaient d’ailleurs par tous les moyens à recueillir de l'argent : c’est ainsi qu’en 1295 ils obtinrent en Anjou 1.080 L., et en Valois 1.660 L., par des procédés si irréguliers, qu'on ne savait si c'était la un emprunt ou un subside légal ?.
Si le service militaire était le premier devoir du vassal, et avait constitué la raison d’être du lien féodal, le droit de justice était un des profits les plus recherchés et les plus lucratifs. En effet, le Justicier percevait des amendes, que nous voyons figurer parmi les recettes des comptes des bailliages ? et dans les relevés de comptes #. Il ne subsiste qu'un seul compte spécial des amendes, pour l'assise de Saumur dans ses sessions du 7 octobre 1325 * et du 7 janvier 1326 5. D'autres mentions des comptes des bailliages nous font connaître le coût de la nourriture des prisonniers ? et de leur exécution $, des messages envoyés et des échanges ou transferts de prisonniers .
Nous étudierons d'abord les jugements qui n’ont donné lieu à aucune difliculté, puis ceux qui ont amené un conflit avec la
4. 4297, Mém. Soc. archéol. d'Orléanais, HT, 1855, p. 1-5. D AEN,-J165 n°58:
324302 6: 0N:, fr.25992; n°90, PJ: ne VIIL; 1322, fr: 25994, n° 295. A. N.,J 164", n°s58 et 58 bis ; on retrouve aussi des biens adjugés à Ch. de V. à cause d’amendes non payées, 1°" février 1316, A. N., J 227, n° 55.