V. chapitres III et IV
8. Le 1° juin 1334, Philippe de Moustiers, maître de l'écurie du roi, serviteur de Ch. de V. et de son fils depuis trente ans, fut accusé d’avoir volé des chevaux à ses maîtres, et d’avoir proféré des injures contre eux ; ses fautes furent prouvées, et comme on le menait au gibet, faisant allusion au père du roi, il dit: « A de certez cest Aragonnoiz me veult destruire
aussi qu'il a destruil lez aultrez, » Chronique parisienne anonyme, XI, p. 155,
= tenant, dont personne ne pouvait lui disputer la possession. Si Philippe le Bel n’avait pas fait la guerre pour le soutenir, il ne
ni l'avait pas abandonné; il avait cédé Avignon pour faciliter les __ négociations et avait ajouté, en 1293, les comtés de Chartres et
__ d'Alençon aux domaines déjà importants de son frère. Le roi de = Sicile payait seul les frais de la guerre : la Sicile n’était pas soumise, elle ne devait pas l'être malgré les appuis que le pape lui 1 procura. malgré l'intervention de Charles de Valois lui-même, £ etil avait perdu ses belles possessions angevines. Muntaner lui- même le reconnaît !, aussi n'est-il pas de l'avis des chroni- queurs italiens qui appellent Charles : Charles Sans Terre, « Carlo senza Terra ? ».
eu 2. Muratori, XI, c. 376; Pieri, Cronica delle cose d'Ilalia, p. 67. Pour se rendre compte de ce qu’il avait gagné en 1290, il suffit de rappeler que l’Anjou et le Maine contenaient 136.141 feux, et le Valois 9.392 seulement, + Mémoriaux, n° 320.