À. N., J 352, n° 4; B. N., Baluze, 17; f
GPAMNE 279, nrs2)à:6.
7. Reg. de Boniface VIII, c. 10 : Jean Cholet les avait léguées pour conquérir l’Aragon.
à abandonner la Sicile au Saint-Siège et obtenait de Jacques d'Aragon la nomination de procureurs munis de pleins pouvoirs pour traiter ?. Jacques, d’ailleurs, désirait la paix plus que ses prédécesseurs : tout en se proclamant l’allié du roi d'Angleterre, il refusa à son sénéchal l'autorisation de recruter des troupes en Aragon contre Philippe le Bel avec lequel il avait une trêve 5. Cette politique sage eut d'heureux résultats : le 20 juin 1295, Boniface VIII put notifier la renonciation définitive de Charles de Valois à la couronne d'Aragon ‘. Seul le roi de Majorque, plus faible, n'obtint pas la restitution de ses États © et dut se contenter de promesses qui ne se réalisèrent qu'en 12995, Nous verrons cette affaire attirer à plusieurs reprises l'attention de Charles, de même que l'interminable querelle qui restait pendante entre la France et l'Aragon au sujet du Val d’Aran 1.
Aïnsi se termina la royauté de Charles de Valois : s’il en rapporta quelques surnoms, et devint l’objet de railleries qui trouvèrent un écho jusqu'en 1334 à la cour de son fils 8, cette première grande affaire eut des résultats plus pratiques trop jeune pour l'avoir engagée, il sut en tirer le meilleur parti possible, en acquérant deux comtés riches et d'un seul
. Potthast, n° 24033.
. 11 mars 1295, B. N., lat. 9261, n° 19.
. Arch. de Barcelone, Reg. d'Aragon, 252, fo 26 ve.
4. A. N.,J 589, n° 10; J 700, n° 95; B. E. C., 1843-4, p. 167. Les bulles relatives à cette paix sont analysées ou éditées : Reg. de Boniface VII, c. 62-72 ; Potthast, n° 24105-6.